LE PROGRES TECHNIQUE EXOGENE :

- Un progrés autonome et non incorporé : Dans la théorie (néo)classique, le progrés technique est d'abord considéré comme un "plus" qui "tombe du ciel", comme une "mane", dont les effets positifs s'ajoutent à ceux des facteurs de production. Cf : Les explications de la croissance économique par Carré-Dubois-Malinvaud en France, ou par Deninson aux Etats unis, qui utilisent la fonction Cobb-Douglas, et qui justifient le "résidu"(part de la croissance que les facteurs travail et capital n'expliquent pas) par l'existence, notamment, du progrés technique.

- Progrés technique autonome, mais incorporé : Certains auteurs (néoclassiques) ont essayé d'intégrer le progrés technique à l'intérieur des facteurs eux-mêmes. "Modèles à générations de capital", où le capital est décomposé en vagues successives d'autant plus productives qu'elles correspondent à des équipements plus jeunes (ex : le ralentissement de la productivité peut être ainsi expliqué par un vieillissement du capital technique). "Théorie de l'apprentissage" qui suppose que l'intégration de formations techniques nouvelles améliore la productivité du travail.

LE PROGRES TECHNIQUE ENDOGENE :

- Progrés technique induit. Les inventions ne jaillissent pas spontanément, elles sont provoquées par plusieurs facteurs : Un changement des prix relatifs des facteurs, la demande solvable (les entrepreneurs orientent leurs recherches vers les domaines où il existe une demande potentielle), la concurrence, les évolutions culturelles et idéologiques, l'action de l'Etat...

Voir le rôle du groupe des "entrepreneurs innovateurs", et de leurs motivations, dans la pensée de Joseph Schumpeter.