LE SITE DE LETTRES DES COLLEGES
VICTOR HUGO DE GASSIN
et
MOULIN BLANC DE SAINT-TROPEZ 

bannierelettres.jpg
  

6ème/5ème

Fermer 1. BIBLIOGRAPHIE

Fermer 2. ENTRER EN 6°

Fermer 3. GRAMMAIRE

Fermer 4. Langues cultures de l'ANTIQUITE

Fermer 5. HIST. ARTS 3 : Renaissance

4ème/3ème

Fermer 1. BIBLIOGRAPHIE

Fermer 21 TEXTES CLES : l'autobiographie

Fermer 31 HISTOIRE DE LA LITTERATURE

Fermer 32 HIST. ARTS 1 : modalités épreuve, méthodologie

Fermer 32 HIST. ARTS 2 : Arts, Etats et pouvoir.

Fermer 32 HIST. ARTS 3 : Arts, créations, cultures

Fermer 32 HIST. ARTS 4 : Arts, espace, temps

Fermer 41 ROMAN 1 : Si c'est un homme, Primo LEVI

Fermer 41 ROMAN 2 : Le Vieux qui lisait des romans d'amour, Luis SEPULVEDA

Fermer 41 ROMAN 3 : Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, Dai SIJIE

Fermer 42 THEATRE 1 : le genre littéraire

Fermer 42 THEATRE 2 : Loin de Verdun, Dominique TCHORYK

Fermer 44 CINEMA 1 : Le Pianiste, Roman POLANSKI

Fermer 5. LE BREVET

Fermer 6. LE LYCEE

Fermer 7. Langues cultures de l'ANTIQUITE

Fermer 8. GRAMMAIRE

Connexion

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre mot de passe :


 Nombre de membres 46 membres


Connectés :

( personne )

Webmaster - Infos
Visites

   visiteurs

   visiteur en ligne

Calendrier
RETOUR

retour.gif

44 CINEMA 1 : Le Pianiste, Roman POLANSKI - Le Pianiste 2 : commentaires de l'équipe de tournage

LEVI_AFFICHE_PIANISTE1.jpg



L’histoire d’une survie.
 
Roman POLANSKI (réalisateur)
Quand j’ai lu Le Pianiste, j’ai tout de suite voulu le faire car la description des événements était très précise. Ce fut écrit juste après la guerre. Quelqu’un écrit un livre là-dessus 20 ou 30 ans plus tard ne peut pas s’en souvenir de cette manière, avec de tels détails qui résonnaient de vérité pour moi. J’étais enfant à l’époque.
Le film est étonnamment et froidement objectif. Il y a de bons et de mauvais juifs dans le film, et c’était ainsi. Il y avait de bons et de mauvais allemands, de bons et de mauvais Polonais. Mais avant tout, le livre est très optimiste, la victime survit grâce à sa passion pour l’art, pour la musique en particulier et grâce à sa force de volonté. C’est un livre optimiste, plein d’espoir malgré l’horreur qu’il décrit.
J’ai utilisé beaucoup de souvenirs personnels. Par exemple la femme qui demande quelque chose à l’officier allemand qui lui tire dessus. ça c’est un souvenir d’enfance. Comme mon père qui se fait frapper au visage parce qu’il ne marchait pas dans le caniveau. C’était au début. Il n’y avait pas encore de ghetto. Plus l’atmosphère générale, les détails de l’attitude de l’officier allemand. Je me souviens très bien de toutes ces choses. Parfois une phrase comme « ne cours pas… ». […] J’ai échappé à « l’Umschlagplatz ». C’est l’endroit où les Allemands regroupaient les gens avant de les envoyer dans les trains qui menaient aux camps de la mort. Un jour, je cherchais mon père, je suis arrivé là où des juifs étaient regroupés. C’était l’enfer. C’était l’Umschlagplatz avec des milliers de gens. Certains étaient étendus depuis plus de 24 heures, certains mourant, d’autres qui pleuraient, certains hurlaient, d’autres, prostrés, priaient. J’ai décidé de partir de là.
C’est dur de dire pourquoi un homme survit. J’imagine que la musique l’a beaucoup aidé. L’envie de s’asseoir à nouveau à son piano dans une immense salle a dû l’aider et le pousser à survivre. Evidemment, vos proches, les liens affectifs avec votre famille. Et bien sûr il espérait les revoir même si on lui avait dit qu’ils étaient morts, vous n’y croyez pas à 100%. Il y a toujours une lueur d’espoir. Mais quand on apprend que sa famille est morte, à quoi bon vivre ? On vit pour sa passion. Je pense que la musique a été déterminante pour sa survie.
J’ai compris quelque chose : n’importe qui est capable de tout à un moment de l’histoire.
 
 
Robert BENMUSSA (producteur)
Le film est terrible mais il est optimiste. Quand vous avez la force et la volonté, vous pouvez survivre. Survivre à tout, à la vie de tous les jours qui est difficile, survivre à des événements extraordinaires. C’est un message d’espoir.
 
 
Gene GUTOWSKI (coproducteur)
ça parle de la survie, de la survie d’un être humain, de la force de volonté pour survivre à cette terrible aventure, à l’horreur.
 
 
Adrian BRODY (Wadek)
Ce qui est extraordinaire, c’est que ça n’est pas une vue générale des choses. On suit le combat d’un homme, sa force pour traverser tout ça.
D’après ce que j’en déduis de ses mémoires, quand l’histoire commence, c’était un jeune homme enthousiaste et bon. On lui a tout enlevé, tous les gens autour de lui. J’ai appris que Szpilman, après avoir survécu à tout cela, a eu une longue existence avec sa charmante épouse que j’ai rencontrée.
C’est une situation unique parce que Roman est un survivant. Il a survécu aux mêmes choses que Szpilman. Un survivant raconte l’histoire d’un survivant.
Ce film délivre plusieurs messages : il montre la nature mauvaise en l’homme et l’inhumanité mais prouve aussi la force de la musique et comment l’amour d’un homme pour la musique l’aide à survivre. La survie de l’esprit humain. Un autre message important est que même les conséquences de l’holocauste sont attribuées à l’Allemagne, des citoyens allemands ont refusé de participer et de perpétrer ces horreurs. C’est vraiment un voyage extraordinaire qui transporte beaucoup d’espoir et de force malgré la douleur.
 
 
Thomas Kretschmann (l’officier allemand)
L’officier allemand qui lui sauve la vie s’intéresse à lui parce qu’il joue du piano. Mon personnage est intéressant car il est le symbole de l’espoir. Mais il n’est pas particulièrement héroïque. Il fait ce que chacun est censé faire, ce que tout être humain ferait. Peu d’hommes l’ont fait, lui si. Et dans ce contexte, il devient une figure d’espoir.
C’est un grand film qui parle d’espoir là où il n’y en a pas, qui parle de survie là où il est impossible de survivre. ça parle du courage, du désir de vivre, ça dit qu’en toute mauvais chose, il y a aussi du bien, et dans le bien il y a du mal, rien n’est noir ou blanc, ça parle de la vie. C’est un grand film qui parle du génocide mais surtout de la vie. Je pense que le public sera troublé, qu’il s’identifiera avec les victimes de cette période. J’espère que ce film contribuera aux efforts de ceux qui ne veulent pas que ce type de scénario se reproduise dans le futur.





Date de création : 16/01/2012 @ 03:11
Dernière modification : 22/02/2012 @ 00:59
Catégorie : 44 CINEMA 1 : Le Pianiste, Roman POLANSKI
Page lue 3138 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


^ Haut ^