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41 ROMAN 2 : Le Vieux qui lisait des romans d'amour, Luis SEPULVEDA - SEPULVEDA 2 : contrôle de lecture



Le Vieux qui lisait…

CONTROLE DE LECTURE.

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  1. Le vieux. (6 p.)
    1. Pourquoi Antonio José Bolivar s’installe-t-il à El Idilio ? (1 p.)
    2. Pourquoi part-il, pendant une période, vivre en forêt avec les Shuars ? (1 p.)
    3. Pourquoi le vieux a-t-il une dette envers les Shuars ? (1 p.)  
    4. Comment devra-t-il « rembourser » cette dette ? (1 p.)  
    5. Pourquoi est-il ensuite obligé de quitter ce peuple ? (1 p.)  
    6. Dans quelles circonstances découvre-t-il la lecture ? (1 p.)
 
  1. L’ocelot. (6 p.)
    1. Qu’est-ce qu’un ocelot ? (1 p.) 
    2. Quel événement vient troubler la quiétude du village et donner l’alerte ? (1 p.)  
    3. Racontez en qqs lignes l’expédition. (2 p.)  
    4. Quel portrait de l’animal l’auteur fait-il ? (2 p.)  
 
  1. L’Amazonie. (5 p.)
    1. Qu’est-ce qu’un gringo ? (1 p.)  
    2.  un jivaro ? (1 p.)  
    3. Un Shuar ? (1 p.)  
    4. Comment la forêt amazonienne est-elle perçue par les Blancs ? (1 p.)  
    5. Comment la forêt amazonienne est-elle perçue par les Shuars ? (1 p.)  
 
  1. Votre avis personnel. (3 p.)
Qu’avez-vous pensé de ce livre ? Justifiez vos jugements (positifs et/ou négatifs) par des exemples concrets (trois idées au moins).


 
PISTES... DE CORRECTION.
 
 
  1. Le vieux. (6 p.)
    1. Pourquoi Antonio José Bolivar s’installe-t-il à El Idilio ? (1 p.)
Sa femme et lui n’arrivent pas à avoir d’enfant. On critique sa femme ou on propose à Antonio de la laisser aller avec un autre homme pour voir si ce n’est pas lui qui est stérile (III, 37-38). Il n’accepte ni cette solution ni les remarques à l’égard de sa femme et préfère donc aller s’installer ailleurs. On cherche des volontaires à El Idilio pour la colonisation de l’Amazonie : ils partent…
 
    1. Pourquoi part-il, pendant une période, vivre en forêt avec les Shuars ? (1 p.)
Il quitte El Idilio parce que sa femme est morte de la malaria et que la culture de la terre est vaine à cause des pluies qui détruisent tout (III, 40-41). Comme les Shuars ont aidé les premiers colons, il décide de partir vivre en leur compagnie.
 
    1. Pourquoi le vieux a-t-il une dette envers les Shuars ? (1 p.)
Le vieux a une dette envers les Suars car ils l’ont sauvé d’une morsure de serpent X qui l’aurait tué (III, 43).
 
    1. Comment devra-t-il « rembourser » cette dette ? (1 p.)
Il doit venger la mort de son ami Nushino, tué par un gringo (III, 49).
 
    1. Pourquoi est-il ensuite obligé de quitter ce peuple ? (1 p.)
Il n’a pas vengé son ami Shuar selon les règles car il a tué son assassin avec un fusil et non en l’empoisonnant à l’aide d’une sarbacane (III, 50-51).
 
    1. Dans quelles circonstances découvre-t-il la lecture ? (1 p.)
Il découvre la lecture lors de l’élection présidentielle. Les fonctionnaires venus à El Idilio pour ce scrutin vérifient que les habitants savent lire avant de les autoriser à voter : AJB parvient à déchiffrer « Monsieur le candidat » (IV,55). « Ce fut la découverte la plus importante de sa vie »…
Par la suite, il essaie de lire de vieux journaux du maire mais cela ne l’intéresse pas. En revanche, la biographie de saint François (d’Assise) du curé endormi provoque la « morsure de l’envie » (IV, 57)…
Enfin, l’institutrice d’El Dorado, qui possède une bibliothèque mais n’apprécie pas les romans d’amour, lui permet d’en emporter un chez lui (IV, 61-63).


  1. L’ocelot. (6 p.)
    1. Qu’est-ce qu’un ocelot ? (1 p.)
Un ocelot est un  félin appelé aussi chat-tigre : un grand chat sauvage à pelage roux tacheté de brun.
 
    1. Quel événement vient troubler la quiétude du village et donner l’alerte ? (1 p.)
A la fin du chapitre 1, une pirogue arrive transportant « la tête inerte d’un homme blond » (I,21). Deux Shuars apportent le corps d’un gringo mort. Le Maire (chapitre II) pense aussitôt qu’il a été assassiné par les sauvages mais le Vieux a tôt fait de démontrer qu’il a été attaqué par un jaguar. En réalité, on apprendra que le gringo a été tué par une femelle ocelot dont il a blessé le mâle et tué les petits. Elle s’est vengée et continuera à le faire en s’attaquant aux humains (3 autres morts).
 
    1. Racontez en qqs lignes l’expédition. (2 p.)
Le Maire part en expédition avec le Vieux et qqs gringos mais il ralentit le groupe et se ridiculise à plusieurs reprises. Il laisse AJB seul terminer le travail. Le Vieux se lance alors à la poursuite de la femelle ocelot qui le conduit d’abord auprès de son mâle mourant. AJB le tue par compassion, la femelle est là, « secouée par des sanglots presque humains » (VIII, 116). Enfin, après une nuit qu’AJB passe caché sous une pirogue, il finit par tuer à bout portant le jaguar.
 
    1. Quel portrait de l’animal l’auteur fait-il ? (2 p.)
Avant de l’affronter, AJB l’étudie, il repère notamment comment elle se déplace (VIII, 112) et il est frappé par son intelligence ; cependant elle a été rendue folle par la douleur (VIII, 118). Et ce n’est qu’après le portrait  psychologique  de l’animal que le narrateur livre le portrait physique de l’animal, une fois qu’il a été abattu : « une bête superbe, une beauté, un chef-d’œuvre de grâce impossible à reproduire, même en imagination » (VIII, 120). Loin d’être le portrait d’un tueur sanguinaire, c’est ici le portrait d’un être d’exception, d’une beauté indicible, au-delà du pouvoir des mots, d’une perfection qui relève d’un ordre esthétique, infiniment supérieur à l’humanité médiocre.
 
  1. L’Amazonie. (5 p.)
    1. Qu’est-ce qu’un gringo ? (1 p.)
Un gringo est un blanc, un Nord-Américain, un anglo-saxon venu chercher de l’or, chasser ou tenter de faire fortune en Amazonie. C’est un terme péjoratif.
 
    1.  Un jivaro ? (1 p.)
Un jivaro est un indien d’Amazonie qui ne vit plus comme les Shuars parce qu'il s'est rapproché des blancs : il est alors souvent victime d’alcoolisme. Les Jivaros sont rejetés et par les Blancs et par les Shuars.
 
    1. Un Shuar ? (1 p.)
Un Shuar est un Indien d’Amazonie qui vit en forêt et qui a gardé les coutumes et modes de vie ancestrales. Parfaitement adapté à la vie en forêt, il préserve son milieu et sait y trouver une abondance sans limite.
 
    1. Comment la forêt amazonienne est-elle perçue par les Blancs ? (1 p.)
La forêt amazonienne est d’abord perçue par les Blancs comme un El Dorado : les gringos viennent y chercher de l’or, ils chassent les animaux pour le commerce des peaux, ils pensent y faire des cultures rentables. Mais la désillusion sera rapide et cruelle.
Très vite, malgré tous leurs efforts, les colons se rendent compte qu’ils sont complètement inadaptés (III, 39-40) à cet environnement : les premiers finissent empoisonnés, malades, dévorés par les moustiques, ils font des cultures en pure perte et même AJB, au début, perd sa femme Dolores de malaria ; quand ils se mettent à déboiser, ils commettent des « des erreurs stupides » (IV, 53-4) : ils « dévastaient sans prendre la moindre précaution » ce qui provoquaient la vengeance des bêtes. La méconnaissance de la vie animale sera fatale aux quatre Américains avec leurs appareils photos, attaqués par les ouistitis (VI, 81).
En résumé, la forêt amazonienne est perçue comme dangereuse et très inhospitalière mais il faut la dompter et l’exploiter.
 
    1. Comment la forêt amazonienne est-elle perçue par les Shuars ? (1 p.)
Les Shuars ont une connaissance parfaite de la forêt : les plantes comestibles, guérisseuses, les « drogues » (le curare pour paralyser et tuer, la chicha et la natema pour endormir), la faune (périodes de reproduction, animaux apparemment inoffensifs mais potentiellement mortels, comme fourmis, ouistitis, silure-perroquet…), et les techniques de survie, de chasse, etc.
Ils mènent donc une vie en symbiose avec leur environnement, ils ont « l’art de vivre avec la forêt » (III, 40)… « Comme disent les Shuars : le jour, il y a l’homme et la forêt. La nuit, l’homme est forêt. » (VII, 91) Les vieux choisissent le moment de leur mort, ils s’endorment grâce à la chicha et la natema, puis se font « nettoyer » par les fourmis et commencent « leur nouvelle vie de poissons, de papillons ou d’animaux sages » (III, 47). Ils déplacent leur camp avec leurs morts tous les 3 ans puis plus rapidement sous la contrainte de l’arrivée des « Apaches » mais, pour eux, la forêt reste une source de bienfaits inépuisables. Ils savent cependant la préserver avec soin…
 




Date de création : 01/11/2011 @ 01:43
Dernière modification : 22/02/2012 @ 00:54
Catégorie : 41 ROMAN 2 : Le Vieux qui lisait des romans d'amour, Luis SEPULVEDA
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