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5. LE BREVET - BREVET 2011 : épreuve et propositions de correction


Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de l'épreuve et une proposition de corrections pour le sujet de BREVET 2011.
Bonne lecture !

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FRANÇAIS BREVET 2011.
 
QUESTIONS (15 points).
 
DES PRISONNIERS.
 
  1. « Nous étions écroulés […] à haute voix. » (l. 2-3)
    1. Après quel mot de cette phrase aurait-on pu place un point permettant d’obtenir deux phrases ?
On aurait pu placer un point après le mot « désespérés », ce qui aurait permis de constituer deux propositions indépendantes juxtaposées : « Nous étions écroulés […] désespérés » et « ceux qui […] voix. »
 
    1. Relevez les deux énumérations présentes dans cette phrase.
La phrase comporte une première énumération d’adjectifs qualificatifs « sales, écœurés, désespérés » et une énumération de verbes à l’imparfait « geignaient, se plaignaient et blasphémaient ». Ces énumérations s’accompagnent d’une gradation, de la saleté physique à l’abattement moral, de la plainte sourde (« geignaient ») aux jurons blasphématoires.
 
    1. Sur quoi le narrateur cherche-t-il à insister ?
Ces deux énumérations permettent au narrateur d’insister sur la lassitude et l’abattement aussi bien physique que moral des prisonniers : ils sont « écroulés », « claqués » et « sales » mais surtout « écœurés », ils « se plaignaient » et « blasphémaient » (l. 2-3)
 
  1. a. Comment est formé le mot « désespérés » (l. 2) ?
L’adjectif qualificatif « désespérés » est formé d’un préfixe d'origine latine « dés- / dis- » qui marque l’idée de privation, de séparation, d’absence et du radical « -espér- » basé sur le mot « espoir ». « dés-espérés » signifie donc « privés d’espoir ».
Autres mots : désuni, désintégré, désaxé, déshonoré, déséquilibre, désillusion, dissymétrique, disjoncteur, etc.
A ne pas confondre avec le préfixe d’origine grecque « dys- » qui évoque l’idée d’une difficulté : dysfonctionnement, dysenterie, dyslexique, dyscalculique…
 
b. En quoi s’applique-t-il à l’état d’esprit des prisonniers ?

Cet adjectif s’applique particulièrement bien à l’évocation de l’état d’esprit des prisonniers qui apparaissent complètement abattus, privés d’espérance : les conditions très difficiles de détention, l’absence d’hygiène, l’entassement de prisonniers isolés dans leur coin ne leur laissent aucun espoir et engendrent à la fois indifférence, laisser-aller et parfois agressivité de leur part : ils commencent à renoncer à leur humanité.
 
  1. Quel est le comportement habituel des prisonniers avant l’intervention de Robert ? Justifiez votre réponse en relevant trois éléments dans l’ensemble du texte.
Avant l’intervention de Robert, les prisonniers étaient complètement abattus : ils « se plaignaient », ils « geignaient » (l. 3), sans cesse en train de « pleurnicher » (l. 25), ce qu’évoque l’imparfait de durée.
De plus, chacun dans son coin, ils restaient allongés par terre, « écroulés » (l. 2), recroquevillés sur eux-mêmes.
Ils sont devenus, en réalité, indifférents à tout, à leur propreté, à leur propre « dignité » (l. 27) ainsi qu’aux autres : ils peuvent très bien lâcher « un pet » (l. 29) sans se soucier de leurs camarades. Ils sont presque devenus des animaux entassés dans une cage.
 
 
UN HOMME PLEIN DE RESSOURCES.
 
  1. Comment Robert fait-il croire à la présence d’une femme ?
Robert fait croire à la présence d’une femme par une mise en scène : il entre en « mimant l’attitude d’un homme qui donne le bras à une femme » (l. 1-2). Puis il fait semblant de lui « faire la cour » (l. 7) avec des gestes de politesse - « il lui baisait la main » (l. 8), « il s’inclinait » (l. 9) – et des gestes d’affection – « il lui caressait le menton » (l. 8), « il lui murmurait quelque chose » (l. 8). Ce « spectacle » très théâtral surprend les prisonniers qui le prennent d’abord pour un « fou » (l. 15) !
 
 
  1. a. Dans la phrase “Tantôt il lui caressait le menton, tantôt il lui baisait la main, tantôt il lui murmurait quelque chose à l’oreille et il s’inclinait de temps en temps devant elle, avec une courtoisie d’ours » (l. 7-9), relevez le complément circonstanciel de manière.
Le complément circonstanciel de manière est « avec une courtoisie d’ours »
 
b. Expliquez le sens de l’expression relevée.
L’expression signifie que Robert ne témoigne pas d’une politesse exquise et raffinée vis-à-vis de sa dame : avec son physique plutôt costaud et son attitude bourrue, rustre et brutale à l’égard de ses compagnons, il se conduit un peu vis-à-vis de sa « dame » comme un « ours mal léché » !
 
 
  1. Pourquoi les camarades de Robert l’écoutent-ils sans protester ?
Ses camarades l’écoutent sans protester car ils restent muets de surprise, « bouche bée » (l. 31) ; mais surtout il a des « poings solides » (l. 20), il peut se montrer brutal puisqu’il menace de « cogner » (l. 27) ceux qui s’opposeraient à lui : « le premier qui manque de respect […] aura affaire à moi » (l. 30).
 
  1. “Nous sommes français, il faut se montrer galants et polis. » (l. 28-9)
    1. Transformez ce passage de manière à mettre en évidence le rapport logique entre les deux propositions.
Nous sommes français donc il faut se montrer galants et polis. »
ou
“Nous sommes français si bien qu’il faut se montrer galants et polis. »
 ou
"Il faut se montrer galants et polis car nous sommes français."
ou
"Puisque nous sommes français il faut se montrer galants et polis."

    1. Nommez le rapport logique.
Il s’agit d’un rapport de cause / conséquence
 
    1. Identifiez la nature grammaticale de l’outil que vous avez utilisé.
“Nous sommes français donc il faut se montrer galants et polis. »
Nature grammaticale de « donc » : conjonction de coordination

“Nous sommes français si bien qu’il faut se montrer galants et polis. »
Nature grammaticale de « si bien que » : conjonction de subordination
 
"Il faut se montrer galants et polis car nous sommes français."
Nature grammaticale de « car » : conjonction de coordination

"Puisque nous sommes français il faut se montrer galants et polis."
Nature grammaticale de « puisque  » : conjonction de subordination
 
  1. a. Vous allez me faire un sacré effort de propreté et de dignité, sans ça, je cogne. […] Et le premier qui manque de respect, qui lâche un pet, par exemple, en sa présence, aura affaire à moi… » (l. 26-7 et 29-30). Quels sont les différents niveaux de lange utilisés dans ces deux phrases ?
Robert emploie à la fois un niveau de langue courant voire soutenu, par exemple avec l’expression « un sacré effort de propreté et de dignité » (l. 27) ou « en sa présence » et familier avec « je cogne » et la proposition « qui lâche un pet ». (l. 29)
 
b. Pourquoi, dans son discours, Robert mêle-t-il les différents niveaux de langue ?
En employant un niveau de langue plutôt soutenu, Robert met en pratique ce qu’il vient de dire : il faut respecter la dame qui est là… Mais il n’oublie pas non plus qu’il s’adresse aux prisonniers : il parle à tous les prisonniers, quel que soit leur niveau social ; il montre aussi par là qu’il est un chef : il parle bien mais sait se faire respecter, au besoin par la force – des mots comme des poings…
 
 
UNE FICTION BENEFIQUE.
 
 
  1. La réaction du groupe face à l’intervention de Robert évolue. Quelles en sont les étapes successives ? Justifiez votre réponse en citant les éléments du texte.
Le groupe de prisonniers, initialement apathique et abattu, est d’abord stupéfait : ils le regardent « médusés » (l. 5), « avec ahurissement » (l. 7) ; certains restent indifférents aux propos de Robert : Janin continue à faire comme si rien ne s’était passé, il se gratte (l. 10-2)…
Après la surprise ou l’indifférence, vient l’incompréhension : on le prend pour un « fou » (l. 15), mais  c'est un "fou" qui inspire la crainte, avec ses "poings solides" (l. 19-20) ; stupéfait devant cette scène, chacun reste « bouche bée » (l. 31).
Enfin on commence à « comprendre », malgré les « rires rauques » (l. 32), l’attitude de Robert : la prise de conscience et l’adhésion à la « convention » de Robert redonnent le moral au block K.
 
    1. De quels risques cette fiction de la « grande dame imaginaire » protège-t-elle le groupe ?
Cette fiction protège le groupe qui risque d'être complètement démoralisé voire de sombrer mentalement, de ne plus lutter pour survivre : les prisonniers peuvent se laisser déshumaniser, ils peuvent glisser progressivement dans la folie ou la bestialité.
Mais il y a un autre danger, celui d’accepter n’importe quelle compromission, de « se soumettre à n’importe quoi » (l. 35) et même de « collaborer » (l. 35) avec l’ennemi, en livrant des camarades par exemple.
Il est donc vital, au sens propre du terme, de se raccrocher à une règle de vie, de se donner un but pour garder une raison de vivre, même si c’est une « fiction », un « mythe » (l. 34).
 
  1. « S’il n’y avait pas une convention de dignité quelconque pour nous soutenir, si on ne s’accrochait pas à une fiction, à un mythe » (l. 33-4).
    1. Donnez la fonction précise de ces deux propositions subordonnées conjonctives.
Ces deux propositions subordonnées conjonctives sont compléments circonstanciels de condition.
 
    1. En vous aidant de la fin de la phrase, expliquez l’expression « une convention de dignité ».
Le terme de « convention » évoque l’idée d’un pacte, d’une règle, d’un accord passé entre les prisonniers qui s’efforceraient d’avoir une attitude digne et respectueuse vis-à-vis d’eux-mêmes et des autres : cesser de se plaindre, faire des efforts de « propreté » (l. 27), éviter les gestes et attitudes vulgaires pendant leur détention dans le camp.
 


REECRITURE.

Réécrivez le texte suivant comme si c’était Robert qui racontait, en remplaçant « il » (l. 1) par « je » et en remplaçant « nous » (l. 2) par « ils » :
 
« Un jour, par exemple, il était entré dans le block mimant l’attitude d’un homme qui donne le bras à une femme. Nous étions écroulés dans nos coins, sales, écœurés, désespérés […]. Robert traversa la baraque, continuant à offrir le bras à la femme imaginaire, sous nos regards médusés, puis il fit le geste de l’inviter à s’asseoir sur son lit. »
 
« Un jour, par exemple, j’étais entré dans le block mimant l’attitude d’un homme qui donne le bras à une femme. Ils étaient écroulés dans leurs coins, sales, écœurés, désespérés […]. Je traversai la baraque, continuant à offrir le bras à la femme imaginaire, sous leurs regards médusés, puis je fis le geste de l’inviter à s’asseoir sur mon lit. »
 
 
DICTEE.

Je dois vous dire aussi que j’ai contracté, en captivité, une dette envers les éléphants dont j’essaie (j’essaye) seulement de m’acquitter. C’est un camarade qui avait eu cette idée, après quelques jours de cachot – un mètre dix sur un mètre cinquante – alors qu’il sentait que les murs allaient l’étouffer, il s’était mis à penser aux troupeaux d’éléphants en liberté – et, chaque matin, les Allemands le trouvaient en pleine forme, en train de rigoler : il était devenu increvable.
 
Romain Gary, Les racines du ciel (Folio-Gallimard), 1954


REDACTION. 
 
 
Sujet :
Un ami ou un adulte de votre entourage vous a convaincu de changer votre comportement.
Vous raconterez cette expérience en rappelant d’abord comment vous vous comportiez puis comment votre interlocuteur s’y est pris pour vous amener à changer.
 
Critères de réussite :
·         Cohérence par rapport au texte de départ
·         Respect des différentes étapes indiquées par le sujet
·         Présence de passages narratifs et de dialogues
·         Qualité des arguments formulés par les personnages
 
Il sera tenu compte de la correction de l’expression, de l’orthographe et de la présentation.
 
Choisir d’abord le type de comportement modifié : insolence envers un adulte, égoïsme, fainéantise, laisser-aller, orgueil, ingratitude. à illustrer avec un exemple précis…

Introduction : une expérience personnelle qui vous a marqué(e)...

1° paragraphe : essentiellement de la narration : évocation de l'ancien comportement, raconté à la première personne du singulier. Cet épisode se termine par l’arrivée / l’intervention de l’ami / adulte / parent qui va vous prendre en main… et vous faire changer de comportement !

2° paragraphe : mélange dialogue / narration entre vous et l’ami qui vous convainc de changer d'attitude. Dialogue rapporté directement ou indirectement. Attention aux temps employés ! Arguments possibles :
·         Songer à son avenir
·         Respecter les autres pour se faire respecter
·         Se respecter pour se faire respecter
·         Entrée dans l’adolescence, apprendre les règles de la vie en communauté
·         Respecter ses parents et leur faire plaisir ( ?!)
·         Profiter d’un regard extérieur qui vous veut du bien et qui, en tout cas, est plus objectif sur vous que vous-même…
·         Ecouter quelqu’un qui a l’expérience de la vie, la voie de la "Raison"…, etc.

Conclusion : les effets de cette intervention.
 
 











Date de création : 28/06/2011 @ 16:23
Dernière modification : 19/09/2011 @ 14:13
Catégorie : 5. LE BREVET
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