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31 HISTOIRE DE LA LITTERATURE - XIX°-2 : naturalisme


Le naturalisme.
 
 
Le naturalisme est une théorie littéraire qui naît, après 1870, dans l’entourage des Goncourt, se développe sous la direction de Zola et s’épanouit de 1880 à 1890 environ. Le naturalisme part du réalisme mais lui ajoute toute une série de prétentions scientifiques qui sont le résultat de l’influence du positivisme et de la méthode des sciences biologiques.
 
Il part du réalisme parce que, comme lui, il veut que le roman repose sur l’observation des faits et, par une documentation précise, ne dise rien qui ne soit arrivé. A la base de la création romanesque, il y a une enquête du romancier qui étudie le milieu dont il va parler ; Zola monte sur une locomotive avant d’écrire un roman sur les chemins de fer.
 
Mais il ajoute au réalisme une méthode qui veut être scientifique. Alors que le réalisme reproduisait simplement la réalité, le naturalisme veut en donner une explication scientifique ; elle applique aux faits humains la méthode et les lois de la biologie et veut mettre en évidence les différents mécanismes à l’œuvre dans la société.
 
Pour Zola, le romancier naturaliste est un « expérimentateur », il part de l’observation des faits et comme le savant, il en dégage une hypothèse avec certaines lois ; ensuite, il se livre à l’expérience en ce sens qu’il va « faire mouvoir les personnages dans une histoire particulière » : il étudie, les réactions de son personnage dans un milieu pour vérifier et donc valider les lois posées dans l’hypothèse. Ainsi, pour comprendre les Rougon-Macquart,  il faut comprendre l’hypothèse de départ, celle des lois de l’hérédité, elle aussi lancée par les savants contemporains. Puis, dans le dernier livre, le héros, le Docteur Pascal, généalogiste de sa propre famille, tire ses conclusions après avoir vérifié ses hypothèses par l’expérimentation.
 
Cette analogie entre le savant et le romancier n’est d’ailleurs que purement apparente ; car si le savant se soumet à l’expérience parce que les réactions qu’il observe viennent de la nature, le romancier n’observera guère que des réactions qu’il aura inventées lui-même, ce qui enlève son sens à l’expérience.
 
Mais la construction des romans de Zola s’explique par ce parti pris : le roman se présente comme l’étude des réactions d’un individu déterminé par certaines lois (notamment l’hérédité) dans un milieu social. Grâce à cette méthode, le naturaliste veut dégager des lois ; ainsi le personnage de roman est « un être qui est composé d’organes et qui trempe dans un milieu dont il est pénétré à chaque heure… Tous les sens vont agir sur l’âme. » Le héros apparaît donc comme très étroitement déterminé :
                                       
a / par son physique, et les naturalistes, résolument matérialistes, font dépendre l’esprit du corps, le moral du physiologique, et insistent sur des notions comme l’hérédité : c’est le déterminisme héréditaire.
 
b/ par le milieu social, et les naturalistes dégagent les grandes lois de la société de leur temps qui sont les lois de lutte et d’énergie du capitalisme libéral, telles que les avait entrevues Balzac : c’est le déterminisme social.
                              
Mais à cette étude scientifique se joint une philosophie ; puisque l’individu est si étroitement déterminé, aucun champ ne reste à la liberté morale et à l’espoir individuel ; de là le pessimisme philosophique de plusieurs naturalistes. Chez Zola, la sympathie du romancier va aux travailleurs, injustement écrasés par le capitalisme impitoyable ; de là une revendication sociale qu’il n’y avait pas chez Balzac et qui fait de Zola un romancier actuel.
                         
Mais Zola va également au-delà du naturalisme par la prodigieuse grandeur épique qu’il donne à certains de ses personnages et surtout aux êtres inanimés qui sont les véritables héros de la société moderne : la machine, la mine, la Bourse, un grand magasin, la terre… Sa vision se met au service d’une grande idée sur la société de son temps, idée qui donne de cette société une image simplifiée mais claire et s’anime souvent d’une haute générosité sociale.








Date de création : 22/06/2011 @ 18:20
Dernière modification : 19/09/2011 @ 13:59
Catégorie : 31 HISTOIRE DE LA LITTERATURE
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