LE SITE DE LETTRES DES COLLEGES
VICTOR HUGO DE GASSIN
et
MOULIN BLANC DE SAINT-TROPEZ 

bannierelettres.jpg
  

6ème/5ème

Fermer 1. BIBLIOGRAPHIE

Fermer 2. ENTRER EN 6°

Fermer 3. GRAMMAIRE

Fermer 4. Langues cultures de l'ANTIQUITE

Fermer 5. HIST. ARTS 3 : Renaissance

4ème/3ème

Fermer 1. BIBLIOGRAPHIE

Fermer 21 TEXTES CLES : l'autobiographie

Fermer 31 HISTOIRE DE LA LITTERATURE

Fermer 32 HIST. ARTS 1 : modalités épreuve, méthodologie

Fermer 32 HIST. ARTS 2 : Arts, Etats et pouvoir.

Fermer 32 HIST. ARTS 3 : Arts, créations, cultures

Fermer 32 HIST. ARTS 4 : Arts, espace, temps

Fermer 41 ROMAN 1 : Si c'est un homme, Primo LEVI

Fermer 41 ROMAN 2 : Le Vieux qui lisait des romans d'amour, Luis SEPULVEDA

Fermer 41 ROMAN 3 : Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, Dai SIJIE

Fermer 42 THEATRE 1 : le genre littéraire

Fermer 42 THEATRE 2 : Loin de Verdun, Dominique TCHORYK

Fermer 44 CINEMA 1 : Le Pianiste, Roman POLANSKI

Fermer 5. LE BREVET

Fermer 6. LE LYCEE

Fermer 7. Langues cultures de l'ANTIQUITE

Fermer 8. GRAMMAIRE

Connexion

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre mot de passe :


 Nombre de membres 44 membres


Connectés :

( personne )

Webmaster - Infos
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Calendrier
RETOUR

retour.gif

31 HISTOIRE DE LA LITTERATURE - XIX°-1 : le réalisme



Le réalisme.
 
Quand on commence, dans la première moitié du XIX°, à se lasser des effusions, de l’imagination et du lyrisme romantiques et que l’on établit la primauté de la connaissance scientifique sur l’intuition du cœur, certains artistes entreprennent de rendre compte avec minutie et objectivité de la vie réelle.
 
Le combat pour imposer une esthétique réaliste est engagée par des peintres comme Daumier et surtout Courbet, puis des romanciers : Balzac (1799-1850), considéré comme le père du roman réaliste, mais aussi Stendhal (1783-1842) qui écrivait : « Un roman est un miroir que l’on promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l’azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route » (Le Rouge et le Noir). Le roman ne montre donc, selon lui, que la réalité, même si elle est laide. On s’inspire au besoin de faits divers, ou de la Gazette des tribunaux, comme ce fut le cas pour le Rouge et le Noir. Cela n’est d’ailleurs pas sans risques, car « l’homme qui porte le miroir dans sa hotte sera par vous accusé d’être immoral. Son miroir montre la fange et vous accusez le miroir. »
 
Mais le réalisme ne s’impose qu’après 1850 et triomphe en 1857, à la publication de Madame Bovary. Bien qu’il soit de tempérament romantique et artiste, Flaubert engage alors le roman dans la voie de l’observation méthodique et objective du réel, ce qui suppose un effacement de l’auteur.
 
La nouvelle génération d’artistes et d’écrivains, à partir de 1850, va d’abord rejeter systématiquement toute intervention de l’auteur dans son œuvre. Cette période coïncide avec les débuts de la photographie dont l’objectivité fascine toute cette époque. Techniquement, cette obligation de l’effacement de l’auteur impose des contraintes.
 
On privilégie les descriptions (l’extérieur) par rapport aux sentiments (l’intérieur) car seul l’extérieur du monde est visible. Partout règne le souci de l’exactitude. Il s’agit de ne monter au lecteur qu’un monde réel, issu non des fantasmes de l’auteur mais d’une documentation minutieuse. La mort par empoisonnement à l’arsenic d’Emma Bovary, héroïne de Flaubert, est décrite avec la précision clinique d’un médecin.
 
La critique contemporaine accueille fort mal ces premiers essais réalistes, tant dans le domaine littéraire que dans celui de la peinture. Courbet (1819-1877) crée le scandale avec Un enterrement à Ornans (1850), Les Baigneuses (1853) et L’Origine du Monde (1866) ; de même Manet (1832-1883) avec son Déjeuner sur l’herbe (1863) et Olympia (1863). On crie à l’immoralité, à l’absence totale d’art… De la même façon, l’œuvre de Zola suscitera de violentes réactions…
 
Le réalisme apparaît en peinture autour de 1830, et se présente comme une transition entre le romantisme et l’impressionnisme ; il délaisse l’idéalisme romantique en s’opposant notamment à la subjectivité ou à la peinture d’histoires mythologiques, pour s’intéresser aux scènes et aux mœurs de la vie quotidienne, qu’il représente avec un souci de vérité et d’objectivité. Les gens simples, qu’ils soient de la campagne ou citadins deviennent des sujets de tableaux.
 
On peut rapprocher cette esthétique des avancées techniques de l’époque comme la Révolution industrielle ou les débuts de la photographie, mais aussi de la mort de Dieu proclamée par le philosophe allemand Nietzsche (1844-1900) : la science prend la place des mythes.
 
 
       En tant que mouvement, le réalisme ne se constitue véritablement qu’entre 1850 et 1870. Le peintre qui a revendiqué explicitement le terme de « réalisme » est Gustave Courbet (1819-1877). En 1855, écarté de l’Exposition universelle, il fait construire en face de l’Exposition une tente sous laquelle il présente 40 tableaux et dessins ; à l’entrée, on pouvait lire : « Pavillon du Réalisme ». Les critiques de l'époque lui reprochaient de peindre " comme un paysan laboure " ! Mais Courbet, qui avait adhéré aux idées de Proudhon et participé à la Commune de Paris, reste l'artiste le plus représentatif du mouvement.



Date de création : 22/06/2011 @ 18:09
Dernière modification : 19/09/2011 @ 13:59
Catégorie : 31 HISTOIRE DE LA LITTERATURE
Page lue 3209 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


^ Haut ^