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2. ENTRER EN 6° - Recopier un texte : l'Odyssée d'Homère
Un élève qui arrive en 6° devrait pouvoir recopier sans faute un texte de 10 à 15 lignes. Si tel n’est pas le cas, nous vous conseillons vivement de proposer le plus régulièrement possible cet exercice à votre enfant. Vous trouverez ci-dessous quelques textes choisis à cet usage, de niveau 6°...
HOMERE01.jpg  

Ulysse et Polyphème.


Odyssée
, Homère


(extraits) 

Je parlai ainsi, et, dans son cœur farouche, Polyphème ne me répondit rien ; mais il bondit, jetant les bras en avant, saisit deux de mes compagnons et les fracassa contre terre comme des chiots. Leur cervelle gicla sur le sol. Il les découpa membre à membre et en fit son repas. Il les dévora comme un lion des montagnes et ne laissa ni leurs entrailles, ni leurs chairs, ni leurs os pleins de moelle. Et nous, en gémissant, nous levions nos mains vers Zeus, en face de ce spectacle abominable, et le désespoir envahit notre âme.
Quand le Cyclope eut rempli son énorme panse en mangeant la chair humaine et en buvant du lait sans mesure, il s'endormit étendu au fond de la grotte, parmi ses troupeaux. Moi, écoutant mon cœur rempli de courage, je m’apprêtais à tirer mon épée aiguë et me jeter sur lui, le frapper au foie mais une autre pensée m’arrêta. En effet, nous allions périr sur place, faure de pouvoir déplacer avec nos mains l’énorme bloc qui obstruait l’entrée. C'est pourquoi nous attendîmes en gémissant l’Aurore divine. (texte 1/6)

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– Polyphème, tiens, bois ça pour arroser ces chaires humaines et tu sauras quelle boisson transportait notre navire ! […]
Je parlai ainsi et il prit la jatte, la vida et le doux nectar lui plut à tel point qu’il en redemanda :
– Donne-m'en encore et dis-moi vite ton nom, afin que je te fasse un cadeau dont tu te réjouisses. La terre féconde rapporte aussi aux cyclopes un vin généreux et les pluies de Zeus font pousser nos vignes ; mais celui-ci est fait de nectar et d'ambroisie.
Il parla ainsi, et de nouveau je lui donnai ce vin de feu. Je lui en offris trois fois et trois fois il le but, l’imprudent ! Mais dès que le vin eut troublé son esprit, je lui dis ces paroles mielleuses :
– Polyphème, tu me demandes mon nom illustre. Je vais te le dire et tu me feras le cadeau que tu m'as promis. Mon nom est Personne. Mon père et ma mère et tous mes compagnons me nomment Personne.
Je parlai ainsi et ce cœur impitoyable me répondit :
– Je mangerai donc Personne après tous ses compagnons, tous les autres avant lui. Voici le cadeau que je te ferai.
Il parla ainsi et tomba à la renverse ; son énorme tête fléchit et le sommeil irrésistible s’empara de lui. De sa gorge jaillirent du vin et des morceaux de chair humaine : il vomissait, l’ivrogne ! (texte 2/6)
 
 HOMERE03.jpg
  
        Aussitôt je mis le pieu sous le tas de braises, pour le faire chauffer ; et je rassurai mes compagnons, afin que, malgré leur épouvante, ils ne m'abandonnent pas. Puis, quand le pieu d’olivier fut sur le point de s’enflammer, je le retirai du feu. Mes compagnons étaient autour de moi et un dieu nous insuffla un grand courage.
Nous saisissons le pieu d'olivier aigu, ils l'enfoncent dans l’œil du Cyclope, et moi, je pesai dessus d’en haut et le tournai, comme un constructeur de navire troue le bois avec une tarière, tandis que ses compagnons la fixent des deux côtés avec une courroie, et qu'elle tourne sans s'arrêter. Ainsi nous tournions l'épieu enflammé dans son oeil.
Et le sang chaud en jaillit, la vapeur de la pupille ardente brûle ses paupières et son sourcil ; Son œil siffle autour du pieu d’olivier, comme le fer d’une hache rougie au feu crie et gémit quand le forgeron la trempe dans l’eau froide. Il poussa un hurlement épouvantable. La roche en renvoya l’écho et nous prîmes la fuite, épouvantés. Alors il arracha de son œil le pieu souillé de sang, et, dans des douleurs atroces, il le rejeta loin de lui. (texte 3/6)
 
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Alors, à grands cris, il appela les cyclopes qui habitaient autour de lui les cavernes en haut des montagnes battues des vents. En entendant ses cris, ils accoururent de tous côtés, et, plantés devant la grotte, ils lui demandaient pourquoi il se plaignait :
– Pourquoi, Polyphème, pousses-tu de telles hurlements ? Pourquoi nous réveilles-tu au début de la nuit ? Souffres-tu ? Est-ce qu’un mortel t’a volé tes brebis ? Quelqu'un veut-il te tuer par force ou par ruse ?
Et le grand Polyphème leur répondit du fond de sa caverne :
– Mes amis, qui me tue par ruse et non par force ? C’est Personne !
Ils lui répondirent alors ces paroles ailées :
– Nul ne peut te faire violence, puisque tu es seul. Ton mal doit venir du grand Zeus et nous n’y pouvons rien ! Implore donc plutôt Poséidon, ton père !
Ils parlèrent ainsi et s'en allèrent. Et je ris en moi-même de les avoir abusés par ma ruse. (texte 4/6)
 
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Les béliers bien nourris avaient une laine de couleur violette. Je les attachai par trois avec l'osier tressé sur lequel dormait ce monstre sans foi ni loi. Celui du milieu portait un homme et les deux autres, de chaque côté, cachaient mes compagnons. Mais il y avait un bélier, le plus grand de tous. Je le pris par les reins et me glissai sous son ventre, m’accrochant avec les mains à sa laine. Et c'est ainsi que nous attendîmes patiemment l’Aurore divine.
Quand l’Aurore aux doigts de rose apparut, le Cyclope poussa les béliers du troupeau au pâturage. Les femelles bêlaient dans les étables car il n'avait pu les traire et leurs mamelles étaient lourdes. Et lui, accablé de douleurs, tâtait le dos de tous les béliers qui passaient devant lui. L’insensé ! Il ne s'apercevait pas que mes compagnons étaient attachés sous le ventre des béliers à l’épaisse toison. (texte 5/6)
 
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 Celui qui me portait dans sa laine épaisse, alourdi, sortit le dernier, tandis que je roulais mille pensées. Le robuste Polyphème, en le tâtant, lui dit :
– doux bélier, pourquoi sors-tu le dernier de ma caverne ? Auparavant, jamais tu ne restais derrière les autres, mais, le premier, tu paissais les tendres fleurs des prés, et, le premier, tu avançais avec fierté et arrivais au cours des fleuves ; le premier, le soir, tu rentrais à l'enclos. Maintenant, te voici le dernier. Regrettes-tu l’œil de ton maître qu'un scélérat m’a arraché, avec l’aide de ses misérables compagnons, après avoir dompté mon âme par le vin ? Ce Personne, qui n'échappera pas à la mort ? Ah, si seulement tu pouvais entendre, parler et me dire où il se cache ! Aussitôt je ferais gicler sa cervelle sur le sol de ma caverne, et mon cœur s’allégerait un peu du mal qu’il m’a fait, ce misérable Personne !
Il parla ainsi et laissa sortir le bélier. À peine éloigné de la grotte, je me dégageai le premier de mon bélier et je détachai mes compagnons. (texte 6/6)

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Date de création : 22/06/2011 @ 01:53
Dernière modification : 22/06/2011 @ 02:51
Catégorie : 2. ENTRER EN 6°
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