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4. Langues cultures de l'ANTIQUITE - 6° PATRIMOINE : visite villa Pardigon II

Dans le cadre de la découverte de la Provence antique,
la 6° Patrimoine visite la Villa PARDIGON II...
(mars 2011)


 

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Le site en saison sèche...
 

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Le site au mois de mars...

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Des bénévoles de l'association Arisitide FABRE ont fait découvrir le site aux élèves...

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fin de la visite : le temps de la réflexion...


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Retrouvez le questionnaire à la fin de cet article ! (avec le corrigé...)

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ROMANISATION, FREJUS, PARDIGON.
 
A partir des années ………., les Romains prennent pied en Gaule. En effet, la cité de ……………. qui avait été fondée par des Grecs, les …………..., se retrouve attaquée par les tribus gauloises des ……..-……… : les Massaliotes demandent donc l’aide de Rome. Rome profite de l’occasion car le sud de la Gaule offre un double intérêt à la fois ………… et ………….…. : représentant une base arrière idéale pour une future conquête du pays tout entier, la région offre de nombreux ports qui servent d’escales pour rejoindre l’Espagne riche en blé et en métaux. Les Romains occupent donc le sud du pays et fondent la ……….. ……….……., appelée ……………….. Ils transforment ainsi en profondeur la région, un processus appelé « …………………. ». (       /10)

Les Romains construisent d’abord des routes(latin ……), dans un but à la fois stratégique et économique : ces axes de communication permettent aux légions des déplacements rapides mais ils favorisent aussi les échanges commerciaux. C’est ainsi que 3 grands axes sillonnent la Provence : la Via …………. reliant Rome au Rhône, la Via …..……. menant d’Italie en Espagne et enfin la Via …………… d’Arles à Lyon.

Ils amènent ensuite l’eau (latin ……….) au cœur des cités : ils construisent ainsi des ……………, quelquefois longs de plus de 40 km, qui permettent d’avoir des fontaines, des thermes et l’eau courante acheminée par des tuyaux en plomb dans certaines maisons. Le Pont du ………, par exemple, permettait d’amener l’eau à Nîmes.

Les Romains construisent aussi de nombreux temples (latin …………), par exemple la ……… ……….. à Nîmes : les dieux romains comme Jupiter ou Mars remplacent progressivement Toutatis et Bélénos ! Mais ils apportent surtout de nouveaux divertissements (latin ……..) : les spectacles de gladiateurs dans les …………….….. (les arènes de Fréjus, d’Arles ou de Nîmes), les comédies et les mimes dans les ………… (celui d’Orange). (      /12)

La romanisation développe donc un mode de vie à la romaine en Provence comme, plus tard, dans toutes les provinces conquises. Avec l’amphithéâtre et le théâtre, les spectacles de masse constituent progressivement une culture commune aux populations de tout l’empire avec un modèle : ………….. !

L’exemple de la ville de Fréjus est particulièrement significatif. Fondée au milieu du Ier siècle av. JC, la cité, appelée ……… …………, devient progressivement un port militaire de première importance lorsque son port accueille, après la grande bataille d’……….. (-31), les galères de …………. et les navires de guerre d’.………….., pris à l’ennemi par le futur empereur ………..  ………………….

Bâtie selon des axes Nord-Sud et Est-Ouest (latin ………. et …………..), la ville était alimentée en eau par son propre aqueduc et elle comportait les éléments caractéristiques d’une cité romaine : un marché (latin …………..), un théâtre, des thermes et un amphithéâtre construit au Ier ap. JC et capable d’accueillir jusqu’à 10.000 spectateurs. Entourée de murailles, avec sa Porte des Gaules et sa Porte de Rome, la cité, traversée par la via Aurélia, bénéficiait aussi d’un grand port et connut ainsi deux siècles de prospérité. (      /9)

Mais la romanisation modifie aussi la vie quotidienne et privée, les maisons urbaines individuelles (latin ………..) subissent l’influence du modèle romain. Autour d’une pièce centrale (…………..) sont disposés la cuisine (…………), les chambres à coucher (……………..) et la salle à manger (…………….). Un jardin entouré de colonnes (………………) constitue un espace d’agrément.

Notre région conserve plusieurs « fermes » (latin ……..) construites à partir de ce modèle. En effet, à partir du Ier ap. JC, l’instauration de la paix romaine (latin …… …………) permet à des colons romains de s’établir sur la côte varoise, notamment dans la baie de Cavalaire. Aux pieds du Montjean, ……………… (place fortifiée) celto-ligure et aux côtés de la cité grecque d’Héracléa Cacabaria, ces colons fondent plusieurs grands domaines ………… (produisant du vin) comme les villas de ……………… 2 et 3.

 Organisées autour d’un espace d’habitation (latin ……  ..……….) avec atrium, péristyle et thermes privés et d’un espace de travail agricole (latin …… ………….), ces villas de 2000 à 3500 m² géraient un domaine d’une centaine d’hectares de vignes avec des chais abritant les fouloirs, le pressoir, les cuves et plus d’une centaines d’amphores-cuves, les dolia, enterrées dans le sol. On estime qu’environ 50 personnes travaillaient dans ces domaines qui disposaient ainsi d’une capacité de vinification considérable de 1000 à 2000 hectolitres par an. (     /13)


Le vin, commercialisé par bateaux dans des amphores à Fréjus et plus loin encore, contribue à la prospérité économique de la région. Cependant, la concurrence d’autres vins méditerranéens et la crise économique liée au déclin de l’empire romain impose des regroupements : la villa Pardigon 3 est rattachée à Pardigon 2 au III° ap. JC. A la fin du V°, les Wisigoths pillent la région mais la culture de la vigne restera toujours une des grandes richesses de la région.
 

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Le corrigé...

ROMANISATION, FREJUS, PARDIGON.
 
A partir des années -125 (-II°), les Romains prennent pied en Gaule. En effet, la cité de Marseille qui avait été fondée par des Grecs, les Phocéens, se retrouve attaquée par les tribus gauloises des Celto-Ligures : les Massaliotes demandent donc l’aide de Rome. Rome profite de l’occasion car le sud de la Gaule offre un double intérêt à la fois économique et stratégique : représentant une base arrière idéale pour une future conquête du pays tout entier, la région offre de nombreux ports qui servent d’escales pour rejoindre l’Espagne riche en blé et en métaux. Les Romains occupent donc le sud du pays et fondent la Provincia Romana, appelée Narbonnaise. Ils transforment ainsi en profondeur la région, un processus appelé « romanisation ».

Les Romains construisent d’abord des routes(latin viae), dans un but à la fois stratégique et économique : ces axes de communication permettent aux légions des déplacements rapides mais ils favorisent aussi les échanges commerciaux. C’est ainsi que 3 grands axes sillonnent la Provence : la Via Aurelia reliant Rome au Rhône, la via Domitia menant d’Italie en Espagne et enfin la via Agrippa d’Arles à Lyon.

Ils amènent ensuite l’eau (latin aqua) au cœur des cités : ils construisent ainsi des aqueducs, quelquefois longs de plus de 40 km, qui permettent d’avoir des fontaines, des thermes et l’eau courante acheminée par des tuyaux en plomb dans certaines maisons. Le Pont du Gard, par exemple, permettait d’amener l’eau à Nîmes.
Les Romains construisent aussi de nombreux temples (latin templa), par exemple la Maison Carrée à Nîmes : les dieux romains comme Jupiter ou Mars remplacent progressivement Toutatis et Bélénos ! Mais ils apportent surtout de nouveaux divertissements (latin ludi) : les spectacles de gladiateurs dans les amphithéâtres (les arènes de Fréjus, d’Arles ou de Nîmes), les comédies et les mimes dans les théâtres (celui d’Orange).

La romanisation développe donc un mode de vie à la romaine en Provence comme, plus tard, dans toutes les provinces conquises. Avec l’amphithéâtre et le théâtre, les spectacles de masse constituent progressivement une culture commune aux populations de tout l’empire avec un modèle : Rome !

L’exemple de la ville de Fréjus est particulièrement significatif. Fondée au milieu du Ier siècle av. JC, la cité, appelée Forum Julii, devient progressivement un port militaire de première importance lorsque son port accueille, après la grande bataille d’Actium (-31), les galères de Cléopâtre et les navires de guerre d’Antoine, pris à l’ennemi par le futur empereur Octave Auguste.

Bâtie selon des axes Nord-Sud et Est-Ouest (latin cardo et decumanus), la ville était alimentée en eau par son propre aqueduc et elle comportait les éléments caractéristiques d’une cité romaine : un marché (latin forum), un théâtre, des thermes et un amphithéâtre construit au Ier ap. JC et capable d’accueillir jusqu’à 10.000 spectateurs. Entourée de murailles, avec sa Porte des Gaules et sa Porte de Rome, la cité, traversée par la via Aurélia, bénéficiait aussi d’un grand port et connut ainsi deux siècles de prospérité.

Mais la romanisation modifie aussi la vie quotidienne et privée, les maisons urbaines individuelles (latin domus) subissent l’influence du modèle romain. Autour d’une pièce centrale (l’atrium) sont disposés la cuisine (culina), les chambres à coucher (cubicula) et la salle à manger (triclinium). Un jardin entouré de colonnes (le peristylium) constitue un espace d’agrément.

Notre région conserve plusieurs fermes (latin villa) construites à partir de ce modèle. En effet, à partir du Ier ap. JC, l’instauration de la paix romaine (latin pax Romana) permet à des colons romains de s’établir sur la côte varoise, notamment dans la baie de Cavalaire. Aux pieds du Montjean, oppidum (place fortifiée) celto-ligure et aux côtés de la cité grecque d’Héracléa Cacabaria, ces colons fondent plusieurs grands domaines viticoles (produisant du vin) comme les villas de Pardigon 2 et 3.

 Organisées autour d’un espace d’habitation (latin pars urbana) avec atrium, péristyle et thermes privés et d’un espace de travail agricole (latin pars rustica), ces villas de 2000 à 3500 m² géraient un domaine d’une centaine d’hectares de vignes avec des chais abritant les fouloirs, le pressoir, les cuves et plus d’une centaines d’amphores-cuves, les dolia, enterrées dans le sol. On estime qu’environ 50 personnes travaillaient dans ces domaines qui disposaient ainsi d’une capacité de vinification considérable de 1000 à 2000 hectolitres par an.

Le vin, commercialisé par bateaux dans des amphores à Fréjus et plus loin encore, contribue à la prospérité économique de la région. Cependant, la concurrence d’autres vins méditerranéens et la crise économique liée au déclin de l’empire romain impose des regroupements : la villa Pardigon 3 est rattachée à Pardigon 2 au III° ap. JC. A la fin du V°, les Wisigoths pillent la région mais la culture de la vigne restera toujours une des grandes richesses de la région.
 
 

 
 
 




 

Date de création : 06/06/2011 @ 00:12
Dernière modification : 15/06/2011 @ 02:05
Catégorie : 4. Langues cultures de l'ANTIQUITE
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