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41 ROMAN 2 : Le Vieux qui lisait des romans d'amour, Luis SEPULVEDA - SEPULVEDA 1 : première de couverture



ANALYSE 1° DE COUVERTURE

Le vieux qui lisait des romans d’amour, Editions Points
 

SEPULVEDA1_COUVERTURE.jpg


          La première de couverture des Éditions Points représente un tigre au sein d’un paysage luxuriant, une végétation dense où domine le vert, avec de nombreuses fleurs multicolores ; le cadre spatial du roman est ainsi annoncé, une forêt équatoriale, ainsi qu’un des « personnages » principaux, sinon le personnage principal : le félin, la gueule ouverte, prêt à mordre ou à rugir. Dans le roman, en effet, la femelle jaguar (l’ocelote) se comporte en prédateur et le récit raconte comment les colons en sont venus à l’éliminer… La première de couverture remplit donc son rôle en présentant des éléments narratifs essentiels du roman que sont le cadre et le personnage.
 
          Mais le message est plus subtil. Cette peinture frappe par son aspect « enfantin » : la représentation de grosses fleurs colorées, sans souci de perspective ni de réalisme, nous plonge dans un univers irréel, une sorte de monde équatorial imaginaire et idyllique, avec de multiples taches de couleurs qui se marient idéalement avec la couleur fauve de l’animal. De même, les lignes de sa robe s’intègrent aux multiples feuilles aux contours soigneusement délimités. La bête vit en parfaite symbiose avec son environnement dans lequel elle semble se fondre. C’est un des messages forts du roman de Sépulvéda qui « peint » la forêt amazonienne comme un monde certes rude et difficile pour ceux qui ne le connaissent pas, mais aussi luxuriant et source de « liberté infinie » pour ceux qui savent l'apprivoiser, un monde où la flore, la faune et les Shuars vivent dans une parfaite harmonie. Détruire la forêt apparaît alors comme un crime impardonnable. La première de couverture annonce ainsi le message du roman…
 
          Mais cette première de couverture a une dernière fonction, celle de nous réapprendre à voir la réalité avec les yeux émerveillés et naïfs d’un enfant. Le regard de l’adulte est trop souvent administratif, voire intéressé, c’est le regard de l’administrateur, du colon, de l'occidental ou du capitaliste. Nous ne cherchons pas à comprendre la beauté de ce monde si important pour la survie de la planète et donc, comme nous refusons d’apprendre à le connaître, nous le détruisons sans scrupule, ce que dénonce Sépulvéda…
 
          Cette première de couverture est, en réalité, le fragment d’une œuvre de Frances Broomfield, intitulée Henri Rousseau’s Dream. Cette femme, peintre anglais contemporain, a voulu représenter, en 1997, « le rêve du Douanier Rousseau », artiste français, ami notamment d’Apollinaire et de Picasso. Dans un paysage de jungle, le tableau entier figure le Douanier chevauchant un tigre dans un décor exotique. Cette peinture est un hommage au français Rousseau, chef de file des « peintres naïfs ». Autodidacte, il a souvent représenté la jungle telle qu’il se l’imaginait… après des visites au Jardin des Plantes à Paris !... et sans souci des codes picturaux, par exemple celui de la perspective. Le tableau anglais, hommage au « peintre naïf » Rousseau, évoque, à son tour, une jungle « imaginaire », sans souci de réalisme, avec les yeux naïfs d’un enfant… Une façon de nous réapprendre à voir la beauté du monde…


SEPULVEDA2_ROUSSEAUS_DREAM.jpg





 

Date de création : 23/03/2011 @ 23:32
Dernière modification : 22/02/2012 @ 00:53
Catégorie : 41 ROMAN 2 : Le Vieux qui lisait des romans d'amour, Luis SEPULVEDA
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