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7. Langues cultures de l'ANTIQUITE - MYTHE 2 : Dédale et Icare.



LE MYTHE DE DEDALE ET ICARE.

icare2.jpg
« Dédale et Icare », Charles-Paul Landon




Des phrases d'entraînement à la version, accompagnées du vocabulaire,  sont disponibles en "fichier .doc"
à la rubrique TELECHARGEMENTS, LATIN / MYTHE_DEDALE1_VERSION1_VOCABULAIRE.


Les phrases d'entraînement au thème, accompagnées du vocabulaire,  sont disponibles en "fichier .doc"
à la rubrique TELECHARGEMENTS, L@TIN / L@TIN3_ENTR_THEME1.


 
 
VERSION.

1. Daedalus Labyrinthum aedificaverat. 2. Quod Theseus e tali loco fugere potuerat, Minos Daedalum cum filio Icaro in Labyrinthum iecit. 3. Neque vero virtus neque ingenium neque ars Daedalo deerant. 4. Nam nonnullas aves et apes in Labyrintho inveniens, pennis ceraque leves alas sibi filioque paravit, et novo modo fugere potuit. 5. Mox pater filiusque, primi inter homines, per caelum ad Graeciam iter fecerunt. 6. Sed Icarus alta petere cupivit. 7. Sol autem duarum Icari alarum ceram liquavit, et puer, alas amittens, in altum mare cecidit. 8. Talis fuit miser finis tam clari itineris. 9. Tamen etiam nunc homines nomen Icari noverunt.
 
1.
Graecus, a, um : grec
Daedalus, i, m : Dédale
aedifico, as, are, avi, atum : construire
2.
quod / quia : parce que
talis, is, e : tel, semblable
locus, i, m : lieu, espace
fugio, is, ere, fugi, - : fuir
possum, potes, posse, potui, - : pouvoir
filius, ii, m : le fils
Icarus, i, m : Icare
iacio, is, ere, ieci, iactum : jeter
3.
neque … neque : ni … ni
vero : mais
virtus, utis, f : le courage, la vertu
ingenium, ii, n : l'intelligence, le talent
ars, artis, f : la science, l'art, le talent
desum, -es, -esse, defui + DAT. : manquer à
4.
nam : en effet
nonnulli, ae, a : quelques uns, quelques
avis, is, f : l’oiseau
apis, is, f : l’abeille
invenio, is, ire, -veni, -ventum : trouver
penna, ae, f : la plume
cera, ae, f : la cire
levis, is, e : léger
ala, ae, f : l’aile
sibi : pour lui
paro, as, are, avi, atum : préparer
novus, a, um : nouveau
modus, i, m : la manière, la façon
fugio, is, ere, fugi, - : fuir
possum, potes, posse, potui, - : pouvoir
5.
mox : bientôt
pater, patris, m : le père
primus, a, um : premier
inter + ACC : entre, parmi
homo, inis, m : l’homme
caelum, i, n : le ciel
ad + ACC : vers
Graecia, ae, f : la Grèce
iter, ineris, n : la route, le chemin
iter facio, is, ere, -feci, -factum (per + ACC ) : faire route, passer (par)
6.
sed : mais
alta, orum, n. pl. : les hauteurs
peto, is, ere, petivi, petitum : aller vers, se
                                    rendre à, demander
cupio, is, ere, cupivi, cupitum : désirer
7.
sol, solis, m : le soleil
autem : or, mais
duo, duae, duo : deux
liquo, as, are, avi, atum : liquéfier
ala, ae, f : l’aile
cera, ae, f : la cire
puer, pueri, m : l’enfant
amitto, is, ere, misi, missum : perdre
in + ACC : dans
mare, is, n : la mer
cado, is, ere, cecidi, casum : tomber
8.
talis, is, e : tel, semblable
sum, es, esse, fui, - : être
miser, era, erum : malheureux, misérable
finis, is, m : la fin, la limite
fines, ium, f. pl. : les frontières, le territoire
tam ; tellement
clarus, a, um : célèbre
iter, ineris, n : la route, le chemin
9.
tamen : pourtant, cependant
etiam : encore, aussi, même
nunc : maintenant
homo, inis, m : l’homme
nosco, is, ere, novi, notum : apprendre à connaître
novi (parfait) : je connais, je sais
per + ACC : à travers, par

 
 

1. Daedalus Labyrinthum aedificaverat.
Dédale avait construit le labyrinthe.
 
2. Quod Theseus e tali loco fugere potuerat, Minos Daedalum cum filio Icaro in Labyrinthum iecit.
(Puisque Thésée avait pu s’enfuir d’un tel lieu, Minos jeta Dédale avec son fils Icare dans le labyrinthe.)
Comme Thésée avait pu fuir un tel endroit, Minos jeta Dédale et son fils Icare dans le labyrinthe.
 
3. Neque vero virtus neque ingenium neque ars Daedalo deerant.
(Mais ni le courage ni l’intelligence ni le talent ne manquaient à Dédale)
Mais Dédale ne manquait ni de courage, ni d’intelligence ni de talent.
 
4. Nam nonnullas aves et apes in Labyrintho inveniens, pennis ceraque leves alas sibi filioque paravit, et novo modo fugere potuit.
(En effet, trouvant quelques oiseaux et abeilles dans le labyrinthe, il prépara, pour lui-même et son fils, des ailes légères, grâce à des plumes et de la cire et il put s’enfuir d’une nouvelle façon.)
Il trouva, en effet, des oiseaux et des abeilles dans le labyrinthe, et, grâce aux plumes et à la cire, il se prépara, pour lui-même et son fils, des ailes légères et put s’enfuir d’une nouvelle façon.
 
5. Mox pater filiusque, primi inter homines, per caelum ad Graeciam iter fecerunt.
(Bientôt, Dédale et son fils, les premiers parmi les hommes, à travers le ciel firent route vers la Grèce.)
Bientôt Dédale et son fils furent les premiers êtres humains à traverser le ciel pour se rendre en Grèce.
 
6. Sed Icarus alta petere cupivit.
(Mais Icare désira aller vers les hauteurs.)
Mais Icare voulut gagner les hauteurs.
 
 
7. Sol autem duarum Icari alarum ceram liquavit, et puer, alas amittens, in altum mare cecidit.
(Or le soleil liquéfia la cire des deux ailes d’Icare et l’enfant, perdant les ailes, tomba dans la haute mer.)
Or le soleil liquéfia la cire des deux ailes d’Icare et l’enfant, en perdant ses ailes, tomba en haute mer.
 
8. Talis fuit miser finis tam clari itineris.
(Telle fut la malheureuse fin d’un voyage si célèbre)
Voilà la triste fin d’un voyage aussi célèbre.
 
9. Tamen etiam nunc homines nomen Icari noverunt.
(Cependant, encore maintenant les hommes connaissent le nom d’Icare.)
Pourtant, de nos jours encore, les hommes connaissent le nom d’Icare.



 

THEME.


1.    Parce que c’était l’âge d’or, la terre (terra, ae, f) féconde donnait de la nourriture et des poissons aux hommes.
          Quod aurea aetas erat, terra fecunda cibum piscesque hominibus dabat.
  
2.   Les hommes ne virent pas de cruels combats et ils honorèrent la justice et les lois.
              Homines saeva proelia non viderunt et jus legesque coluerunt.
  
 3.   L’époque de la justice sans guerre et sans meurtre fut heureuse.
            Juris aetas sine bello caedeque beata fuit.
  
1.    Dédale construisit un labyrinthe mais, parce qu’il avait du talent, il construisit aussi des ailes.
            Daedalus labyrinthum aedificavit, quia vero ei ingenium erat, alas etiam aedificavit.
  
2.   En effet, Icare, le fis de Dédale, avait trouvé des plumes d’oiseaux et de la cire.
            Nam Icarus, Daedali filius, avium pennas ceramque invenerat.
  
3.   Le père liquéfia de la cire d’abeille et prépara une aile d’un genre nouveau.
            Pater apis ceram liquavit et novi modi alam paravit.
 
4.   Grâce à ses ailes, Icare s’enfuit du labyrinthe avec son père.
           Icarus e labyrintho cum patre alis fugit. 
  
5.   Icare, le premier parmi les hommes, se rendait en Grèce [en] traversant le ciel.
          Icarus, primus inter homines, per caelum iter faciens, Graeciam petebat.
 
6.   Mais il désira monter jusqu’au soleil et il perdit la cire de ses deux ailes.
         Sed solem petere cupivit et duarum alarum ceram amisit.
 
 7.   Il tomba bientôt dans la mer et ce fut la fin de son voyage.
         Mox in mare cecidit et itineris finis fuit.
 



 

LE MYTHE DE DEDALE ET ICARE.

 

QUI ?

Dans la mythologie grecque, fils de Dédale et de Naucrate. Muni d'ailes de plumes et de cire par son père, Icare se tua à cause de son imprudence et son impudence à trop s'approcher du soleil.


 

QUAND ?

C'est le Latin Ovide (43 av. J.-C. à 18 apr. J.-C.) qui raconte le mythe d'Icare dans Les Métamorphoses


OÙ ?

L'action se passe sur l'île de Crête dont Icare et Dédale s'échappent après avoir été enfermés par le roi Minos dans le labyrinthe du monstrueux Minotaure. Le mythe dit qu'Icare tomba dans la mer qui aujourd'hui porte son nom, entre les Cyclades et l'Asie Mineure.
 
COMMENT ?
Par extension on parle du " complexe" d'Icare, complexe de l'homme qui ne peut voler comme l'oiseau et donc s'élever au rang des dieux. Le mythe d'Icare se présente comme un avertissement contre l'orgueil humain, ce que la tragédie grecque appelait la "démesure", l'hybris


Le complexe d'Icare


       Toute l'histoire d'Icare découle de celle de son père. Dédale était un artisan athénien (mythique) dont le nom signifiait " l'ingénieux" . Il était célèbre pour ses nombreuses oeuvres et inventions. Il passait pour avoir sculpté de nombreuses statues de bois, dont quelques-unes avaient des yeux et des bras mobiles et pouvaient marcher. Mais son invention la plus étrange fut un simulacre de vache dans laquelle la reine Pasiphaé, femme du roi de Crête Minos, se cacha pour assouvir sa passion pour un taureau. Le taureau fut trompé par l'imitation, et Pasiphaé conçut le Minotaure, qui était moitié homme, moitié taureau. Minos, honteux de l'existence de ce monstre, décida de le cacher et demanda à Dédale de construire le Labyrinthe, enchevêtrement souterrain de tunnels et de couloirs et qui n'avait qu'une seule entrée. L'ensemble avait été conçu de telle sorte que quiconque y pénétrait n'en pouvait ressortir.
 

        Le Minotaure fut installé au centre. Il était nourri de chair humaine ; pour cela, les Athéniens, que Minos avait battus à la guerre, devaient envoyer chaque année ou tous les neuf ans, selon les sources, un tribut de sept jeunes hommes et sept jeunes filles, qui étaient jetés un à un dans le labyrinthe pour servir de pâture au monstre. Thésée, héros de la Grèce antique, réussit à tuer le Minotaure et à sortir du Labyrinthe grâce au " fil d'Ariane ", la fille de Minos. Amoureuse du jeune homme, elle lui fournit une pelote de fil grâce à la complicité de Dédale. Quand Minos découvrit la trahison de son artisan, il l'enferma dans le Labyrinthe avec son jeune fils Icare et les garda emprisonnés.


       Le Latin Ovide (43 av. J.-C. - 18 apr. J.-C.) fait alors dire à son héros dans Les Métamorphoses : " Minos a beau gouverner toute chose, il ne gouverne pas les airs, le ciel du moins reste ouvert " (VIII, 186 et s.). Dédale construisit donc avec de la cire et des plumes une paire d'ailes pour Icare et une pour lui-même. Il conseilla à Icare de ne voler ni trop haut ni trop bas de peur que, d'une part, la chaleur du soleil ne fasse fondre la cire, et de l'autre, que les embruns de la mer n'alourdissent pas les plumes. Puis il se lança dans les airs, suivi de près par Icare.
 

 
icare2.jpg

"Dédale et Icare". Charles-Paul Landon



       Ils volèrent vers le Nord-Est, laissant derrière eux Paros, Samos et Délos ; mais lorsqu'ils atteignirent le détroit qui sépare les Sporades de la côte ionienne de l'Asie Mineure, Icare désobéit à son père et grisé par sa nouvelle puissance s'éleva vers le soleil. Comme il s'approchait du soleil, la cire de ses ailes fondit, et il fut précipité dans la mer qui porte désormais son nom. Dédale voyant le corps d'Icare atterrir sur l'île qui porte depuis le nom d'Ikaria, retira le corps de la mer et l'ensevelit.
 

       Le mythe raconte qu'une perdrix fut le témoin plein de joie du chagrin de Dédale. Elle symbolise en fait le neveu de Dédale, Talos, assassiné par son oncle, jaloux de son talent comme artisan. Dédale l'avait jeté du haut de l'Acropole mais la déesse Athéna, qui l'aimait pour son habileté, le vit tomber et le transforma en perdrix. La chute d'Icare évoque donc aussi celle de son cousin Talos. Mais Icare ne se transforme pas en oiseau, c'est " l'héritier raté " qui ne montre aucun talent contrairement à son infortuné mais ingénieux cousin.
 




 
icare3.jpg
La Chute d'Icare" par Carlo SARACENI (1585-1620)
Musée Gallerie Nazionali di Capodimonte, Naples.
© Alinari/Giraudon





       La fuite de Dédale et Icare de Crête ne s'est peut-être pas passée comme le mythe d'Ovide nous le décrit. Selon une autre légende, la reine Pasiphaé libéra Dédale du labyrinthe. Puis, après avoir construit un navire et inventé la première voile pour le faire avancer, Dédale s'embarqua sur le vaisseau avec Icare et s'enfuit de l'île. Mais, ne sachant pas manœuvrer, Icare fit chavirer le vaisseau. À nouveau le manque d'expérience et d'habilité d'Icare transparaissent (à opposer au génie de son cousin Talos). Icare coule et le courant emporte son corps vers l'île qui s'appelle désormais Ikaria, au large de Samos. Selon cette légende, c'est Héraclès (ou Hercule dans la mythologie romaine) qui trouve le corps, le reconnaît et l'enterre.





        L'Homme a toujours eu ce désir d'imiter les oiseaux ; il a observé leurs évolutions aériennes pour en découvrir le secret. Puis, il a recréé artificiellement leur vol. Icare est la figure symbolique de l'aspiration des hommes à s'élever comme les oiseaux dans les airs, à s'y déplacer sans souffrir de la pesanteur, à s'affranchir des liens terrestres... Il est aussi par-là, un avertissement contre l'orgueil humain. Pour les Grecs, il fut la personnification de l'imprudence, de l'ivresse de la découverte, de la démesure, alliées à la désobéissance aux ordres de son père. Mais, il est aussi le symbole de la témérité et du courage.


       Les premiers chrétiens y ont vu l'image de l'âme qui tend à s'élever vers les cieux. Dans l'art et la littérature, il symbolise l'audace et la soif humaine de s'élever dans les airs. De nombreux précurseurs de l'aviation furent comparés à ce personnage mythique comme le pilote de guerre Antoine de Saint-Exupéry, auteur du Petit Prince, qui s'écrasa en mer en 1944.



       Dans la Bible, les ailes sont le symbole de la spiritualité ; quand on voit un oiseau, il s'agit la plupart du temps de la colombe symbolisant l'Esprit Saint. "L'Athénien Platon (428-347 av. J.-C.) écrit dans Phèdre que les ailes ont la force de "soulever le corps au-dessus de la terre et de le conduire là où se tient la race des dieux". Hermès, le messager des dieux et le dieu des voyageurs est d'ailleurs représenté avec des petites ailes aux talons...
 Avoir des ailes " c'est se sentir une énergie extraordinaire, pouvoir quitter le terrestre pour le céleste... 

       Mais attention, la chute est rude comme nous l'apprend le mythe d'Icare !•



Markus SCHILDER





Ce magnifique poème de Georges Brassens (1921-1981) dans Poèmes et chansons (1973) illustre bien le " complexe d'Icare".



Le vingt-deux septembre


Un vingt-e-deux septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.


On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.


Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.


Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.


Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
À peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Et c'est triste de n'être plus triste sans vous.



Georges Brassens



 
 
 
 
SOURCE.

 



 

Entraînement à la version




 
1.       Daedalus Labyrinthum aedificavit.
2.       Theseus e Labyrintho fugit.
3.       Theseus e Graecia fugerat.
4.       Minos patrem filiumque in labyrinthum iacit.
5.       Daedalus et Icarus in Labyrintho erant.
6.       Virtus Icaro defuit sed Daedalo ingenium erat.
7.       Pater aves, apes, ceramque invenit.
8.       Icarus avem et ceram invenit.
9.       Daedalus alam in Labyrintho parat.
10.   Daedalus alas filio in Labyrintho paravit.
11.   Pater cera alas parabat.
12.   Pater pennis alas parabit.
13.   Daedalus alam parare potest.
14.   Daedalus alis parare potuit.
15.   Icarus labyrinthum parare non poterat.
16.   Icarus alis e labyrintho fugere poterit.
17.   Quod pater alas paraverat, Icarus fugit.
18.   Pater filiusque per caelum fugerunt.
19.   Ad Graeciam iter faciebant.
20.   Per caelum pater filiusque iter faciunt.
21.   Icarus alis in Graeciam fugit.
22.   Icarus solem petivit et alas amisit.
23.   Sol alarum ceram liquabat.
24.   Icarus alas duas per caelum amittet.
25.   Icarus Greaciam petit sed alas amittit.
26.   Alas duas amittens, Icarus in mare cadit.
27.   Quod alae patri erant, in mare non cecidit.
28.   Sol alarum ceram liquaverat.
29.   Sol non patris sed filii alas  delevit.
30.   Daedalus in mare non cadet quia ingenium patri est.
31.   Quod puer in mare ceciderat, itineris finis fuit.
32.   Icari finis clarus est.
33.   Daedalus, quia filium amiserat, miser fuit.
34.   Icari nomen etiam nunc novimus.
35.   Daedali nomen homines noverunt.
36.   Daedalum novi quod labyrinthum paravit.
37.   Icari finem miseram noverat.
38.   Talis erat Daedali Icarique fabula.
39.   Alas parare non potest sed Icari fabulam novit.
40.   Ingenium Daedalo non deest.











 

 


Date de création : 20/02/2011 @ 22:24
Dernière modification : 15/06/2011 @ 01:52
Catégorie : 7. Langues cultures de l'ANTIQUITE
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