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41 ROMAN 1 : Si c'est un homme, Primo LEVI - LEVI 3 : une oeuvre autobiographique ?



UNE ŒUVRE AUTOBIOGRAPHIQUE ?
 

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A quel genre littéraire appartient donc ce récit de Primo Lévi ?
De toute évidence, il dépasse largement le simple cadre d’un récit autobiographique.
C’est un témoignage historique, d’une rigueur quasi scientifique mais qui a aussi une portée philosophique.
Si c'est un homme
est une réflexion sur l’humanité…
 


Un récit.

     
  PL compose son roman comme un énoncé narratif qui relate une série d’événements, une histoire : il se compare souvent à Ulysse, archétype de l’homme aux multiples aventures mais aussi celui qui met en forme son Odyssée pour la raconter aux Phéaciens
 

 
Un récit autobiographique.

     
Le récit se concentre seulement sur un an, mais c’est une année décisive et même fondatrice : pour PL, le reste de sa vie est comme un film en noir et blanc, comparé au Technicolor que fut son année au Lager !


      Le récit est typiquement autobiographique à plusieurs titres :

  • le contrat implicite de vérité (préface),
  • la narration à la 1° personne,
  • la focalisation interne,
  • l’élimination systématique de tout ce que l’auteur-narrateur n’a pas lui-même vu ou entendu,
  • la précision des références au réel (temps, lieux, personnes, faits),
  • la rareté des dialogues (nécessairement recomposés après coup)...

     Seules apparaissent quelques phrases terribles :

« Du Jude Kaputt. Du schnell Krematorium fertig », du Polonais de l’infirmerie ; « Tiens, lis ça, l’Italien. Tu me le rendras quand on se reverra », le médecin grec le jour de l’évacuation du camp, ou quelques mots comme « wstawac ! » pour le réveil du matin, ou encore « Hier ist kein warum », " ici, il n'y a pas de pourquoi ", véritable devise du camp...
 


Un témoignage historique. 

       L’œuvre évoque l’Histoire à travers l’itinéraire d’un individu qui raconte son parcours à la première personne ; le texte relève donc des Mémoires mais aussi d’une chronique (relation sèche et fragmentaire d’événements dans un ordre chronologique) et d’un journal (dernier chapitre).
 
 
Un rapport d’expérience scientifique.

L’écriture ne cherche pas l’ampleur romanesque, le grandissement épique, mais l’observation méticuleuse de la réalité : l'auteur porte « une curiosité de naturaliste, presque monstrueuse, pour ce monde monstrueux » (ph. Roth) ; l'oeuvre deveint alors « une gigantesque expérience biologique et sociale »... « Vous aurez là ce qu’il peut y avoir de plus rigoureux comme champ d’expérimentation, pour déterminer ce qu’il y a d’inné et ce qu’il y a d’acquis dans le comportement de l’homme confronté à la lutte pour la vie »

     Le roman se présente ainsi comme un lieu exceptionnel d’observation des âmes et des comportements humains. Conserver cette distance de l’esprit rationnel au travail, qui s’efforce de s’oublier soi-même pour les besoins de l’observation a été sa manière à lui de rester un homme, puis de le redevenir par l’écriture.

       L’œuvre littéraire relève alors d’une double filiation : l’humanisme et l’esprit de science.
 

Un essai philosophique.

Les grands livres sur les camps se présentent invariablement comme une méditation sur l'homme. L’œuvre littéraire sur le thème concentrationnaire associe toujours la simple consignation des faits à une prise de recul sociologique, philosophique, morale, grâce à laquelle le livre s'inscrit dans l'universalité… Pour preuve, le titre de l’ouvrage de PL… Comme l’affirme Antelme, « le ressort de notre lutte n'aura été que la revendication forcenée, et presque toujours elle-même solitaire, de rester, jusqu'au bout, des hommes. »

Ainsi, le « je » du narrateur n'existe plus, il est confondu dans un « nous » ou un « on » censé représenter l'ensemble de l'humanité souffrante. D’ailleurs, dans la plupart des récits littéraires sur les camps, les bourreaux, les nazis, et SS, n'apparaissent presque jamais : «  Nos persécuteurs n'avaient pas de nom » écrit PL…

Le drame qui se joue n'est pas celui d'un oppresseur identifié face à des victimes innocentes, ce n'est pas la folie hitlérienne contre les juifs persécutés, c'est le combat de l'homme contre son semblable, d'une face sombre, obstinée à réapparaître pour broyer la face lumineuse. Le combat est métaphysique : c'est celui de la lutte contre le mal, cette hydre monstrueuse qui menace en permanence l'homme dans son essence. 






 

Date de création : 02/01/2011 @ 02:52
Dernière modification : 22/02/2012 @ 00:48
Catégorie : 41 ROMAN 1 : Si c'est un homme, Primo LEVI
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