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Avec la méthode audio-visuelle "Jouan Badola, vai à l’escola" l’objectif devrait être atteint. Parce qu’une langue est vecteur de communication et outil d’échanges interactifs, le but recherché a été avant tout de proposer aux apprenants des situations les incitant à la prise de parole et aux échanges. |
Renseignements auprès de :L’équipe des concepteurs, que j’ai eu la responsabilité de mettre en place et le plaisir d’animer était composée d’enseignants ayant tous une longue pratique de l’enseignement du nissart :
L’ossature de la méthode est constitué de :
- 1 professeur des écoles et 3 professeurs de collèges et lycées
- 1 conseiller pédagogique pour les langues et cultures régionales
- 1 Maître de conférences à l’Université de Nice
- (le Chargé de mission d’Inspection pédagogique auprès du Recteur de l’Académie de Nice)
- 18 séquences théâtralisées, mettant en scène de 5 à 10 enfants, et s’inscrivant toutes dans un contexte identitairement défini :
- pour les écoles : l’école du Port, l’école Bellanda de Cimiez
- pour les activités et le jeu : le pilou, les jeux niçois (pignata)
- pour la gastronomie : les plats traditionnels (pan bagnat, socca, pissaladièra, mesclun, tourta de blèa...)
- pour l’environnement : le Train des Pignes, le Paillon...
- environ 500 séquences d’apprentissage : étroitement liées aux séquences théâtralisées, elles se veulent une motivation à la pratique orale de la langue. De façon à assurer une homogénéité indispensable, un marqueur fort a été défini pour toutes ces séquences. Il s’agit d’un petit personnage, créé de toutes pièces et inédit : Lòli, petite olive niçoise, qui va accompagner les élèves tout au long de leur apprentissage. Tour à tour incitateur ("A vautre de dire"), conseiller ("Mèfi, cau ben dire..."), confident, il est devenu l’ami des apprenants. Le travail demandé sur certaine de ces séquences, entièrement décontextualisé pour pouvoir être réinvesti par la suite, ne garde son lien identitaire que par la seule présence de Lòli. L’animation de la marionnette a été confiée à un spécialiste, qui a travaillé sur une mise en scène pédagogique imposée par les concepteurs.
On peut estimer à environ 1500 mots ou formes lexicales l’acquisition en fin d’apprentissage, ce qui représente un bagage remarquable, la communication orale traditionnelle en français utilisant environ 500 termes.
Le travail de :
mise en place des conditions de faisabilité, de conception, de réalisation, a été réparti sur environ deux ans. La réalisation, confiée à 3 techniciens de prise de vue et de son a nécessité plus de 50 heures de tournage. Les dernières techniques informatiques de filmage et de montage (images et sons digitalisés) ont été utilisées pour mettre en place les trois cassettes de 1h 30 chacune.
Ce produit, résultat d’une volonté forte de la Ville de Nice, et réalisé à partir d’une convention établie entre l’Inspection académique des Alpes maritimes et la Ville de Nice, permettra aux enseignants volontaires d’appuyer leurs travaux d’apprentissage de la langue niçoise. Il est à noter que ce produit, conçu par des pédagogues locaux et culturellement identifié, est unique en France.
Une information en direction des Inspecteurs et une conférence pédagogique regroupant les enseignants volontaires ou désireux de s’informer sont prévus dans le courant du mois de novembre. Par la suite, les responsables de l’encadrement pédagogique en Langues et Cultures régionales de l’Académie accompagneront sur site les enseignants utilisant la méthode.
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