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CM2 Mme Orsoni - Rencontre avec Yaël Hassan

 

Le 9 novembre 2016, nous sommes allés à la médiathèque pour rencontrer Yaël Hassan, auteure du livre M comme, que nous avons lu.

 

                             

                             

 

                                                     

 

                            

 

Nous lui avons écrit un texte que Lorédane lui a lu.

Voici ce que nous lui avons dit:

 

Bonjour Madame Yaël Hassan,

Je représente la classe de CM2b de l'école de Garbejaire, je vais donc vous parler au nom de tous les élèves. Ce que je vais vous lire, nous l'avons écrit tous ensemble.

Nous avons lu votre livre M comme... et nous l'avons adoré, nous avons voté et c'est le mot "adoré" qui a eu la majorité des voix. Alors, pour vous, nous avons rédigé une critique littéraire.

D'abord, nous voulions vous dire que c'est une bonne idée d'avoir écrit les chapitres en commençant par M comme. C'est original. Vous deviez chaque fois trouver un mot qui commence par M, et à la fois suivre le fil de l'histoire de Mylène. Ca donne envie de lire parce qu'on veut savoir ce qui se cache derrière le mot et ce que ça va raconter.

Vous avez eu la bonne idée d'écrire des chapitres courts, c'est plus facile à lire pour ceux qui n'aiment pas lire, mais aussi ça crée plus de suspense et vous allez à l'essentiel, vous ne gardez que les choses importantes.

Nous avons trouvé intéressant d'avoir mis des mails et le journal intime, ça permet de relancer l'histoire et c'est plus vivant.

On trouve toutes formes de langages dans votre livre, le langage particulier aux ados qui est très familier, le langage courant parlé par Mylène, Mamadou ou Mathieu, et au collège les adultes parlent un langage plus soutenu. Ca permet de bien différencier les personnages et on est dans le réel, comme dans la vraie vie.

Vous traitez différents thèmes: l'amour et le divorce, le harcèlement et la médiation. Ce sont des thèmes qui nous touchent parce que ce sont des expériences de la vie que certains d'entre nous ont peut être déjà vécues.

Vous parlez du divorce. C'est quelque chose qui fait très peur à ceux d'entre nous qui ont leurs parents toujours ensemble. Vous, vous nous dites que même si ça arrive, on finit toujours par s'habituer. Et les parents finissent par rencontrer quelqu'un et refaire leur vie, tout en aimant toujours leur enfant. les enfants, même s'ils sont tristes ou en colère aiment aussi toujours leurs parents.

Le thème principal de votre livre, c'est le harcèlement. C'est un sujet dont il faut parler. Mylène en a parlé à Mathieu et à Mamadou, et ils ont réussi à l'aider. Le harcèlement peut amener au suicide, c'est pour ça que Mylène a écouté Mathieu au sujet de la médiation et qu'elle a proposé de la mettre en place dans son collège. La médiation est intéressante car elle se passe entre enfants du même âge. Lorsque c'est avec un adulte, on a peur de la sanction, alors on ne lui parle pas, ou alors difficilement. Le médiateur est impartial et il doit savoir écouter et garder les secrets, sauf si c'est très grave. Il aide les enfants à régler eux-mêmes leur conflit en parlant. C'est un système qui oblige à renoncer à la violence. Les élèves de ce collège sauront plus facilement résoudre leurs problèmes lorsqu'ils seront adultes car ils sauront en parler.

Nous, on aimerait bien faire de la médiation à l'école. Nous allons le proposer au conseil d'enfants.

Voilà, Madame Yaël Hassan, toutes les raisons pour lesquelles nous avons avons adoré votre livre. Il nous a fait beaucoup réfléchir et nous en avons beaucoup parlé en classe.

Nous sommes trop contents de vous rencontrer car c'est la première fois qu'on voit un auteur d'un livre qui nous a beaucoup plu, et qui en plus a gagné le Prix des Incorruptibles!

Merci pour votre livre et merci d'être venue.

 

                                                   

Puis nous lui avons posé plein de questions auxquelles elle a répondu:

     

           

Combien avez-vous écrit de livres?

J'en ai écrit au moins 50. J'en écrit 4 par an.

Quel est le livre que vous préférez?

Je n'en préfère aucun. Mais celui qui a eu le plus de succès est Momo petit prince des bleuets.

 

                                                                            

 

 Avec quel livre avez-vous remporté le Prix des Incorruptibles?

                                                   

 Avec La jeune fille qui n'aimait pas les fins. C'était en 2015.

 

                                                                       

 

 Qui choisit les titres de vos livres?

C'est toujours moi. Je ne peux pas commencer à écrire un livre si je n'ai pas le titre. Parfois, j'ai l'histoire dans ma tête mais pas le titre, alors je n'écris pas, j'attends d'avoir le titre.

Qui choisit la couverture?

C'est l'éditeur. Il choisit la couverture et le texte de la quatrième de couverture. Je n'ai pas mon mot à dire. Parfois, il arrive que la couverture ne me plaise pas.

Quelles études faut-il faire pour être écrivain?

Il n'y a pas de formation, pas d'école pour être écrivain. Je le suis devenue par moi-même et j'en suis fière. J'écris depuis que je suis toute petite, j'ai toujours écrit. Avant je travaillais dans le tourisme. Un jour, j'ai eu un accident de voiture, j'ai été immobilisée très longtemps. Alors, pour m'occuper, j'ai écrit. Voilà comment je suis devenue écrivain.

Quand écrivez-vous?

J'écris 10 heures par jour, 6 mois par an, de juillet à décembre. De janvier à juin, je rencontre mes lecteurs, comme vous aujourd'hui. J'écris 4 livres par an.

Pourquoi écrivez-vous des livres pour la jeunesse?

J'aime écrire pour la jeunesse parce que je me sens utile. Les jeunes sont de futurs citoyens, il est important de traiter pour eux de sujets importants comme le racisme, le handicap, l'exclusion ou la violence par exemple.

Il n'y a pas d'illustration dans M comme. Est-ce le cas pour tous vos livres?

Non, j'écris aussi des livres documentaires et des albums.

Aimez-vous lire?

Oui, bien sûr! C'est en lisant qu'on apprend à écrire.

Quelles sont vos sources d'inspiration?

Je m'inspire de la vie. Je n'ai pas une imagination débordante, alors je décris le réel, des choses qui peuvent se passer dans la vraie vie. Parfois mes livres sont basés sur des faits qui se sont vraiment passés. Je ne m'inspire jamais de mes rêves.

Comment avez-vous eu l'idée du titre M comme?

C'est en regardant les informations à la télévision que j'ai vu des infants avec des dossards sur lesquels il y avait un grand M. C'était un reportage sur la médiation et les médiateurs portaient ces dossards. Alors, sur mon carnet, j'ai écrit M comme. Un an plus tard, j'ai repris mon carnet et j'ai revu M comme. J'ai décidé d'écrire un livre sur le harcèlement et la médiation. J'ai alors cherché dans le dictionnaire tous les mots commençant par M qui pourraient servir mon histoire.

Où avez-vous trouvé les informations sur la médiation?

Sur Internet, sur des sites canadiens, car là-bas, la médiation se pratique depuis longtemps.

Avez-vous vu en France des écoles qui pratiquent la médiation?

Oui, depuis que le livre est sorti, j'en ai rencontré. Elles la pratiquent d'ailleurs sur le modèle canadien.

Comment cela se passe-t-il?

Les médiateurs sont formés par des personnes compétentes comme des psychologues. Lorsque les médiateurs n'arrivent pas à résoudre le problème, ils en parlent à des adultes. Ce sont des lanceurs d'alerte en quelque sorte. Ils doivent apprendre à bien observer et bien écouter. Souvent les enfants harcelés n'osent pas en parler aux adultes.

 

 

 

 


Date de création : 12/05/2016 @ 16:18
Dernière modification : 14/11/2016 @ 17:16
Catégorie : CM2 Mme Orsoni
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