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Historique et évolution des musées

Les musées : historique et évolution

Les fonctions du musée

A quoi sert le musée ?

conservation des collections, du patrimoine mais aussi éducation Lieu de concentration, de conservation et de présentation d’objets mais aussi le dépositaire du savoir culturel qui les entoure. Lieu de savoir culturel, lieu de consommation culturelle mais quelle consommation sous cette forme dite démocratique. Les musées sont toujours enfermés dans un ghetto culturel d’où l’importance de la part de l’école et de toute forme de médiation pour réellement démocratiser ce lieu de savoir culturel.

Définition du Robert : « établissement dans lequel sont rassemblées et classées des collections d’objets présentant un intérêt historique, technique, scientifique et spécialement artistique, en vue de leur conservation et de leur présentation au public ».

Deux axes : accumuler, sauvegarder, protéger et d’autre part éduquer. Ces deux articulations de l’institution ne s’harmonisent pas très bien. Le Musée est toujours déchiré entre ces deux axes. C’est l’héritage du 19° siècle qui condamne le Musée à être un lieu destiné aux élites, lieu d’affirmation du bon goût et d’un savoir déterminé. La différence avec les animaux, l’homme transmet sa culture ; d’abord par l’oralité, puis par l’écriture, puis par les objets. Le temps est ainsi nié soit par la répétition mythique, soit par l’accumulation . La constitution de collections d’objets s’inscrit bien dans le dépassement « de la barbarie », dans l’affirmation d’un existence historico-culturelle. Il s’agit pour l’homme d’arrêter le temps. Il y a là quelque chose de l’ordre du fétichisme. On trouve là les fondements de la notion de conservation liée au Musée.

Mais dans le musée on trouve aussi les notions d’apprentissage et de transmissions des expériences du passé. : les traces inscrites dans des objets porteurs d’informations . le plus bel exemple est le livre.

La notion de classement (de taxinomie) liée à la collection et à la présentation révèle d’un système de pensée Une lente maturation : de la préhistoire à nos jours

La préhistoire : Dès les temps de la préhistoire on trouve des collections d’objets rares ou quotidiens mais il ne s’agit pas de collections relevant de préoccupations liées au temps.

La Grèce antique : A cette période hellénistique apparaît le goût pour la collection d’objets fétiches ; souci de conservation d’objets témoins du passé et ceci dans un but éducatif. Se constituent ainsi despinacothèques (images, peintures)et des glyptothèques ( objets gravés) de grande importance. Mais avec des collections apparaissent le commerce de ces objets ; ils deviennent marchandise. La civilisation romaine conforte cet esprit de collection en ajoutant l’idée des butins de guerre pour enrichir les collections. Les Romains iront même jusqu’à faire reproduire des copies d’œuvres qu’ils ne peuvent posséder. Vitruve dans ses livres précise les mesures à prendre pour exposer ces objets dans une demeure ; » les chambres à coucher et les bibliothèques doivent être tournées au soleil levant parce que leur usage demande de la lumière du matin….. » A Rome existe donc des collections privées sous des proches ou dans les thermes, offertes au regard de tous.. C’est à Rome que l’on va trouver l’aeditumus chargé de la garde de ces trésors. A près la chute de l’empire romain, c’est l’Eglise naissante qui va assumer le rôle de conservatoire d’objets culturels durant tout le moyen âge. Le terme de Musée dans son sens moderne est appliqué aux collections des Médicis à la Renaissance. C’est souvent un quartier ou une ville qui devient musée vivant dans cette période. Au 16° siècle s’élaborent des collections princières qui vont servir de base aux grands musées d’aujourd’hui. Les cabinets de curiosités réunissent toutes sortes d’objets, de nature différente et d’époques différentes.

Au 17° siècle ; de partout en Europe vont se développer ces cabinets, ces collections prestigieuses et ainsi vont naître la galerie des Offices, Le Louvre, le Prado, l’Ermitage… autant de monstres sacrés qui constituent des modèles indispensables à la muséologie traditionnelle. C’est en Angleterre que les musées ouvrent leurs portent au public en premier et cette tradition pédagogique se conservera. Il faudra attendre la Révolution de 1789 pour que le Louvre ouvre ses portes au grand public et que les Musées acquièrent une vocation publique.

Le 18° siècle sera celui des classements des collections et de leur étude scientifique.

Le 19° siècle est celui des grandes découvertes archéologiques menées par les grandes puissances coloniales. Les Musées vont enrichir leurs collections et servent d’image de marque des nations. C’est l’ère des grands pillages. Dès la fin du 19° siècle les témoignages de l’industrie humaine se trouvent enfermés dans les Musées ; musées des beaux arts, d’arts décoratifs, des techniques, des antiquités, d’art et traditions populaires (1936 en France).

Aujourd’hui c’est plus de 20000 musées recensés dans le monde.. L’évolution actuelle des musées les pousse à être autre chose que des lieux de conservation et de présentation d’objets ; Il y a de nouveaux produits culturels en jeu :

restauration animation vente conférences spectacles centre de documentation

Le musée est certes le lieu privilégié d’échange entre un objet et un spectateur mais il faut tenir compte des modalités de cet échange et donc mettre en œuvre les instruments nécessaires à l’échange.

Le Musée de son côté doit veiller à ne pas faire du chiffre et aider à construire une culture. Deux grandes précautions à prendre :

ressituer l’oeuvre ou l’objet dans leur contexte historique et socio culturel au lieu de les isoler et de les sacraliser établir un dialogue vivant avec les publics

La première des précautions relève de la muséologie , la deuxième est commune à l’éducation nationale , elle relève de la formation ,de l’information et de l’éducation. La muséologie relève de la mise en scène, du spectaculaire dans le mode de présentation.

Les grands secteurs du musée dans ses locaux

secteurs du musée

Espaces publics

Espaces bureaux

Espaces services

Accueil Cafétéria Boutiques Expositions, présentations des œuvres Manifestations diverses Documentation, consultation

Administration Conservation Accueil Gestion

Stockage Locaux du personnel Ateliers Espace livraison Locaux techniques


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Musées de Nice

Musée Masséna : 65 rue de France

Musée municipal de la ville de Nice, c’est le plus ancien.

Villa construite entre 1898 et 1901 pour Victor Masséna. Le Musée inauguré en 1921 contient une collection riche et variée d’art et d’histoire, véritable mémoire. Les salons jusqu’alors réservés à des cérémonies officielles sont désormais visibles par le public. Une salle de lecture abrite la très importante bibliothèque donnée en 1933 par le chevalier de Cessole : une source irremplaçable pour toute recherche sur l’histoire de la ville et de la région, une mine de manuscrits précieux et d’éditions rares. La collection d’œuvres d’art contient des primitifs niçois ( Durandi, Bréa…) quelques italiens, espagnols ou flamands, des grands portraits officiels (Masséna, Garibaldi…), des objets religieux, des objets usuels et populaires, des armes anciennes, des costumes régionaux, des bijoux berbères et orientaux, des séries de peintures et d’aquarelles topographiques ( Mossa, Trachel, Costa…).

Musée des Beaux-arts (Jules Chéret) : 33 avenue des Baumettes

Musée municipal de la ville.

Villa construite par une princesse ukrainienne et achevée par un magnat américain, James Thompson, elle est acquise par la ville de Nice en 1925. L’imposante villa du quartier des Baumettes est devenue comme un sanctuaire des maîtres du 19° siècle, une antichambre du Musée d’Orsay. En 1950 l’état dépose des œuvres de l’impressionnisme (Sisley, Monet, Renoir, Degas, Boudin…).On y trouve à la charnière du 19° et du 2O° siècle, l’inclassable Jules Chéret, lithographe habile et l’un des pères de l’affiche moderne, le tout aussi inclassable Gustav-Adolph Mossa, symboliste inquiétant, qui fut le conservateur jusqu’à 1971. Plus ancrés dans leur temps, Vuillard, Bonnard etc…, il faut faire une place à part pour Van Dongen dont 18 œuvres importantes furent léguées au lieu par Mme Van Dongen, il en est de même pour Raoul Dufy, ainsi qu’une cinquantaine de sculptures de Carpeaux.

Musée Matisse : 164 avenue des Arènes de Cimiez Musée municipal de la ville.

La Villa des Arènes (ex-palais Gubernatis) est prolongée par les architectes Bodin, Chevalier et Del Furia pour offrir un nouveau Musée, discrètement restructuré, avec un rez-de-chaussée réservé aux expositions temporaires et à une partie de la collection, un premier étage consacré aux chefs d’œuvre et un centre de documentation. La collection est née essentiellement de dons de Matisse lui-même dés 1953, puis de sa famille. L’ensemble est considérable : 60 bronzes, 180 dessins, 130 gravures et 32 tableaux.

Musée d’art naïf (Anatole Jakovsky) : Avenue Val-Marie

Ce musée municipal, lui aussi installé dans une belle villa qui appartint au parfumeur Coty, au cœur d’un jardin, l’ancien « château Sainte-Hélène » doit sa naissance à la générosité d’un collectionneur passionné, Anatole Jakobsky, qui fut le grand promoteur de l’art naïf. Auteur de plusieurs ouvrages en ce sens, il propose en 1978 sa collection, sa bibliothèque et ses archives à la ville de Nice. Le musée s’est ouvert en 1982 avec prés de 600 toiles et dessins et n’a cessé depuis de s’enrichir. Depuis 1988 un dépôt de l’état est venu s’ajouter : Rabuzin, Rousseau, Bauchant, Bombois…D’autres collections comme l’art populaire, l’art brut, Chaissac, Dubuffet etc…sont présentes aujourd’hui.

Musée national Message biblique Marc Chagall  : Avenue du docteur Ménard (bd de Cimiez)

Plusieurs donations de l’artiste et de Mme Chagall ont permis de rassembler dans un beau musée construit spécialement et entouré d’un agréable jardin, 17 toiles des années 1954 à 1967 sur le thème de la Bible, 195 esquisses, 39 gouaches, une centaine de gravures, des sculptures, des céramiques. Ce musée accueille aussi des concerts dans une salle éclairée par un ensemble de vitraux de Chagall illustrant la création du monde.

Musée départemental des Arts asiatiques : 405 promenade des anglais (Arenas)

Conçu par l’architecte japonais Kenzo Tange, au cœur du Parc Phoenix, dans une architecture de marbre blanc, de verre et d’acier, ce musée rassemble des œuvres classiques et des créations contemporaines ( Japon, Chine, Inde …). Le pavillon du thé évoque l’esthétisme de la cérémonie Zen. Musée municipal Franciscain : Eglise et monastère de Cimiez, Place du monastère.

Une évocation de la vie des franciscains à Nice du 13° au 18° siècle, une illustration du message spirituel et social de Saint-François d’Assise, des peintures, sculptures, gravures, manuscrits enluminés, livres sur parchemin…

Musée municipal archélogique de Nice-Cimiez : 160 avenue des Arènes.

Le musée inauguré en 1989 expose des collections allant de l’âge des métaux jusqu’au haut Moyen-âge : céramiques, verres, monnaies, bijoux, sculptures, outils… + des expositions temporaires. On peut visiter les Arènes, l’amphithéâtre, les termes publics, les rues dallées et un ensemble paléo-chrétien.

Musée municipal de Paléontologie humaine de Terra Amata : 25 boulevard Carnot

Le site de Terra-Amata à Nice fut l’un des premiers habités par l’homme. Reconstitution d’un habitat préhistorique, moulages, documents sur un campement de chasseurs d’éléphants à Nice il y a 400 000 ans.

Museum d’histoire naturelle : 60 boulevard Risso.

Ce musée est constitué d’un patrimoine culturel de prés d’un million de spécimens, de Méditerranée, d’Afrique ou d’Amérique du sud. Le museum a pour vocation de valoriser ces trésors et de sensibiliser le public à la protection de l’environnement.

Villa Arson : 20 avenue Stephen Liegeard.

Superbe villa du 18° siècle, parfaitement intégrée dans une architecture contemporaine de galets et de béton. C’est un lieu privilégié qui s’étend sur 20000m2 de terrasses et de jardins qui abritent l’Ecole Nationale Supérieure d’Art et un Centre d’Art contemporain et un lieu de résidence pour artistes.

Théâtre de la photographie et de l’image : 27 bd Dubouchage

Au cœur de Nice, dans l’ancien théâtre de l’Artistique, le lieu rassemble une collection de photos sur Nice et sa région au niveau de son patrimoine humain, urbain, historique et industriel + des expositions temporaires de photographes contemporains ( Newton, Septembre de la photo…).

Les Galeries municipales :

Galerie des Ponchettes : expositions temporaires d’Art contemporain. 77 quai des Etats-Unis.

Galerie de la Marine : expositions temporaires d’Art contemporain. 59 quai des Etats-Unis.

Galerie du Château : expositions temporaires artistes locaux. 14 rue droite (Vieux Nice).

Galerie Renoir : expositions temporaires artistes locaux. 8 rue de la loge (Vieux Nice).

Galerie Sainte-Réparate : expositions temporaires artistes locaux. Rue Sainte-Réparate (Vieux Nice).

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                Liens                                                                Villa Arson

Le musée du sport : fiches pédagogiques


Date de création : 30/05/2014 14:55
Dernière modification : 04/10/2016 09:03
Catégorie : - Disciplinaires-Culture humaniste
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