Collège de L'Estérel

Saint-Raphaël

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Création de boîtes à conte en classe de sixième

           Dans le courant du mois d’octobre, les élèves de sixième du collège de L‘Esterel, se sont livrés à des productions artistiques. A partir d’une liste de recueils de contes classiques (Perrault, Grimm) et contemporains (Roald Dahl), ils ont lu, puis choisi leur conte préféré. Ensuite, ils ont préparé une boîte à conte afin de faire deviner à leurs camarades, le conte pour lequel ils avaient opté. Leurs boîtes se sont transformées en véritables petites scènes de théâtre, car ils les ont décorées, coloriées et agrémentées d’objets symboliques représentant le conte choisi. Par exemple, un élève a dessiné un pouce à l’intérieur de sa boîte afin de faire deviner aux autres le héros de son conte, en l’occurrence le « Petit Poucet » ; d’autres ont recréé les décors des grands contes : les fonds marins du conte « La Petite Sirène » d’Andersen, le moulin du « Chat botté » de Charles Perrault ou encore, la maison en sucreries d’ « Hansel et Gretel » des frères Grimm. Ce travail très réussi, sera prolongé par une sortie au théâtre, Le Forum, où les élèves iront voir « Riquet », le 26 janvier 2017.

Mmes Windels, Guillaumot et Gotti

 

boite a contes 1

 

boite a contes 2

 

boite a contes 3

 

boite a contes 4

Carnets de voyage 5e5

« Le carnet de voyage est un genre littéraire et plastique qui évoque avant tout le voyage dans son sens large :

voyage intérieur, exploration d'une terre inconnue, ou tout autre voyage initiatique autour d'un unique thème pendant une période déterminée.

Sa forme incite à une lecture éclatée : on y retrouve souvent des croquis, des dessins ou des photos accompagnés de textes dispersés dans la page. »

Après avoir étudié des récits de voyage, les élèves de 5e5 ont créé un carnet de voyage, laissant libre cours à leur imagination.

Vous pourrez les découvrir ici, variés et colorés … nous traversons avec eux Paris, la Tunisie,

le Maroc, différentes jolies régions françaises, la grisaille londonienne, la Nouvelle Calédonie,

pour nous retrouver tout à coup chez Mickey, redescendre faire une halte en Italie… et rejoindre les alligators de Miami ! 

carnet-voyage-1

carnet-voyage-2

 Mme Solitude

Initiation au texte argumenté : la Guerre et la Paix Picasso

La guerre 

 guerre

 

 

Ce tableau se trouve à Vallauris, dans l’ancien château du village transformé en musée, et plus exactement dans la chapelle.

 

Ce que je vois                                                                           Ce que je comprends

 

            Des hommes armés ( épées, lances,                           la violence, l’agressivité

haches, poignard )

Une charrette dont les roues sont

déformées                                                                              Décomposition du monde, la

            Des mains coupées, des crânes dans                                     mort

la hotte de l’homme, un flot de sang

Un homme cornu                                                                le Diable, la personnification du mal

 

Des chevaux faméliques                                                          la disette

Aux pied de l’homme debout, des épis                                  la destruction des cultures

de blé calcinés, les près sont envahis de fumée

           

( A une extrémité, un homme qui se détache                           la paix, protection

sur un fond bleu porte, dans une attitude défensive,

un bouclier orné d’une colombe ) 

 

Quel titre pourrait-on donner à ce tableau ?

 

            Le thème du tableau = la guerre

            La thèse = la guerre est maléfique. Ce tableau présente une argumentation car Picasso y délivre un message.

Les arguments sont contenus dans la colonne «  ce que je comprends » ; ils sont illustrés par des exemples relevés dans la colonne «  ce que je vois ».

            Il faut penser à hiérarchiser les arguments et à les présenter accompagnés d’un connecteur.

 

Texte rédigé :

Dans ce tableau, Picasso dénonce la guerre et ses conséquences.

            D’abord, la guerre est une catastrophe économique, car elle détruit les moyens de subsistance : en effet, sur le tableau, les champs sont envahis de fumée, les épis sont calcinés ; les chevaux sont faméliques.

            Ensuite, la guerre détruit la culture et la vie intellectuelle ; c’est ainsi que nous voyons un cheval piétiner un livre, symbole de la pensée et de la diffusion des idées.

            Enfin, la guerre entraîne la destruction de l’humanité et la décomposition du monde : Picasso a peint des hommes armés, porteurs de mort ; l’un d’eux, ressemblant au diable par les cornes qui surmontent sa tête, personnifie le mal ; il porte une hotte contenant des crânes, des mains coupées gisent à terre, près de roues disloquées et un flot de sang recouvre le sol.

 

 

 

La Paix

 

paix

 

 

Ce que je vois                                                                                Ce que je comprends

 

Un arbre chargé de fruits                                          La paix développe l’agriculture

            Des épis de blés                                                         et les ressources économiques

            Des grappes de raisin

            Des prés verts

            Un enfant laboure

            Un homme cuisine

            Des personnages aux formes arrondies

            et généreuses

Un homme joue de la flûte                                         La paix favorise les activités humaines

            Une femme danse

            Un homme écrit ou lit

            ( Un enfante laboure )

            ( Un homme fait la cuisine )

 

            Une femme allaite                                                      La paix favorise la vie de l’humanité

            Les attributs sexuels ( cheval )

                  sont bien visibles

Le fond bleu                                                                    Un monde harmonieux où tout

            Des oiseaux dans un bocal, des poissons                  semble possible

                dans une cage.

            Le cheval ailé                                                            La liberté

 

L’homme situé à l’extrémité du tableau précédent servait de transition à la deuxième partie du diptyque. Bien des éléments s’opposent au tableau précédent.

 

Le thème : la paix

La thèse : la paix est porteuse de bienfaits.

 

            Dans ce tableau, Picasso veut célébrer ( louer, chanter ) la paix et ses bienfaits.

            D’abord, la paix favorise le développement de l’agriculture et, de manière générale, les ressources économiques : en effet, le peintre a représenté des productions de la terre que laboure un enfant conduisant un cheval ailé : un arbre est chargé de fruits, des grappes de raisin se détachent sur des prés verts, et des épis de blé entourent le soleil ; les hommes ne souffrent pas de la faim, comme l’attestent les formes arrondies et généreuses des personnages.

            Ensuite, le paix permet à l’homme de se livrer à des activités humaines diverses,  aussi bien des activités quotidiennes et simples, - telles que le labour d’un champ ou la cuisine - que des activités intellectuelles ou artistiques : des personnages jouent de la flûte, dansent, lisent ou écrivent.

            Enfin, la paix entraîne l’épanouissement de l’humanité :la continuité de l’espèce est assurée par les naissances, ainsi une femme allaite un nouveau-né ; les êtres vivent en harmonie et liberté ( symbolisée par le cheval Pégase ) dans un univers où tout semble possible  même l’échange des éléments : des oiseaux vivent dans un bocal, des poissons dans une cage ; la couleur dominante, le bleu, crée une impression de sérénité.

 

DS Troisième. Séquence 4 : Les récits de vie.

 

I Questions de cours et de vocabulaire. / 4

A. Identifiez les temps verbaux de ces verbes : « dit »l.5, « juraient » l. 8, « j'ai entendu » l.19, « il lui arriva » l.40 . /1 présent, imparfait, passé composé, passé simple.
B. Mettez les verbes du A, respectivement, au futur simple, au plus-que-parfait, au passé antérieur, et au futur antérieur. /1 « le dira », « ils avaient juré », « j'eus entendu », « il lui sera arrivé »
C. Qui est l'auteur ? Qui est le narrateur ? Qui est le personnage principal du texte ? /1,5 L'auteur est Jules Vallès. Le narrateur est Jacques Vingtras et c'est aussi le personnage principal.
D. Ce texte est-il une autobiographie ? Si oui, dites pourquoi. /0,5 Ce texte est une autobiographie car il y a identité du narrateur, de l'auteur, et du personnage même si c'est sous un pseudonyme.  

II Autobiographie romancée. /4

A. Quels éléments de la biographie de l'auteur se retrouvent dans le texte ? Justifiez votre réponse./ 2
Voici les éléments de la biographie de l'auteur qui se retrouvent dans le texte : « l'enfance très difficile »,« le travail manuel, le mépris de ses parents pour le peuple » de J. Vallès deviennent dans le texte : « Ils ne battaient pas leurs enfants […] ce n'était pas comme chez nous. » ; « ils me donnaient l'envie d'être ouvrier » ; « j'ai entendu ma mère dire qu'il ne fallait pas donner aux pauvres. »
B. À votre avis, pourquoi l'auteur a-t-il choisi de ne pas écrire une pure autobiographie, mais de modifier certains aspects de son identité ou de sa vie ? /1 Il a fait ce choix sans doute pour romancer davantage son écrit, pour pouvoir prendre davantage de liberté par rapport à une pure autobiographie.
C. Quel temps utilise le narrateur dans les premières lignes pour nous donner l'impression que c'est l'enfant qui raconte ? Citez le texte en appui de votre réponse. /0,5 Le temps utilisé dans les premières lignes est le présent de l'indicatif : « forment », « c'est », « ne peut ».
D. Ce temps fait-il référence au moment de l'énoncé (des événements) ou de l'énonciation (de l'écriture) ? / 0,5 Ce temps fait alors référence au moment de l'énoncé.      

III Naïveté de l'enfant et ironie de l'adulte. /12

A. Relevez, jusqu'à la ligne 18, les expressions qui valorisent les familles Fabre et Vincent. /3 (0,5 par expression) Les expressions qui valorisent les familles Fabre et Vincent sont : « joyeuse », «  veut faire la méchante et qui ne peut pas » ; « avec un doux sourire de vieux » ; « Braves gens » ; « Bons comme le bon pain, honnêtes comme l'or », « le cœur dessus », « parlaient avec des velours et des cuirs » ; « ils ne battaient pas leurs enfants ».
B. Sous quels arguments, que vous citerez, Mme Vingtras dissimule-t-elle son absence de générosité ? /2
Mme Vingtras dissimule son absence de générosité sous les arguments suivants : « l'argent qu'ils recevaient, ils l'allaient boire, que mieux valait jeter un sou dans la rivière, qu'au moins il ne roulait pas au cabaret. »
C. Pourquoi, selon l'enfant, Mme Vincent approuve-t-elle que son fils fasse l'aumône tandis que sa propre mère le lui interdit ? Justifiez votre réponse. /1 Selon l'enfant, Mme Vincent approuve que son fils fasse l'aumône tandis que sa propre mère le lui interdit parce que cela montre qu'il a bon cœur. "il a bon coeur" ligne 27
D. À la fin du texte, quelles preuves trouve l'enfant pour expliquer que sa mère le frappait « par sacrifice » ? /3 L'enfant trouve les preuves suivantes : elle le frappaient pour étouffer sa faiblesse : son amour. C'était une marque de courage.
E. Relevez, dans les deux derniers paragraphes, deux (minimum) expressions ironiques du narrateur. /1 Les deux expressions ironiques que l'on peut relever sont : « Elle me battait pour mon bien, voyez-vous ». « son enfant adoré », « vous croyez que cela ne lui coûtait pas ! ». On rappelle ici que l'ironie consiste souvent à énoncer le contraire de ce que l'on pense. Souvent, sans aller jusqu'au contraire, l'ironie est une marque de distance ou de décalage comique ou critique entre l'énoncé et la pensée.
F. Donnez deux (minimum) exemples qui démontrent l'inverse de ce qu'ils sont censés prouver. Comment appelle-t-on cette figure de style ? /1 Les exemples d'antiphrase sont : « son enfant adoré », « ma mère avait plus de courage », « elle se sacrifiait, elle étouffait ses faiblesses ».
G. Relevez une proposition où le narrateur s'adresse au lecteur. Est-ce l'enfant ou l'adulte qui parle ?  /1 Voici une proposition où le narrateur s'adresse au lecteur : «  vous croyez que cela ne lui coûtait pas ! ». Il s'agit du narrateur adulte.    

correction brevet blanc vacances de Février

Correction du brevet blanc pour les vacances de Février. : Texte de Chateaubriand.
 
Questions sur 15 points.
I 1. Le temps verbal employé au paragraphe 1 est le présent (de l’indicatif). Sa valeur est le présent de narration. /1 point
2. Les marques de la présence du narrateur sont : « j’assistai », « je vis », « spectateur »,  « moi ». 0,5 point. Elles apparaissent principalement dans le deuxième paragraphe. /0,25. Elles sont principalement associées au passé simple /0,5 point. Ce temps montre que le spectateur est au premier plan de l’action. /0,25 point
3. Le narrateur ne joue aucun rôle. Il n’est que « spectateur », sujet de verbes de perception : « vis », « assistai », et jamais d’action. 0,5 point
4. « Le gouvernement de la capitale est pris en main par les électeurs de Paris » est la forme passive. /1
5. Les deux propositions à la voix passive sans complément d’agent sont : « de Launay est assommé sur les marches de l’hôtel de ville » ; « soixante mille citoyens sont équipés en gardes nationales ». Le responsable de ces actions est le peuple. Il n’est pas nommé car c’est évident, car le résultat de ces actions est plus important que la personne qui fait l’action. /1
 
             II un témoignage.
  1. Voca : Les quatre mots qui appartiennent au champ lexical de la violence sont : « blessé », « enfoncées », « pille », « brûle », « assaut », « arraché », « assommé ». /1
  2. Compréhension. /1L’incident qui déclenche la révolte est la blessure du vieillard et le refoulement du peuple dans le jardin des Tuileries par le prince de Lambesc. Chateaubriand souligne ce rapport de cause à effet pour montrer que ce n’est pas le peuple qui a commencé. /1
  3. Selon le narrateur, la prise de la Bastille ne fut pas difficile car seuls quelques invalides et le gouverneur opposèrent une résistance au peuple. De plus, les portes n’étaient pas fermées. (l 10 et 11). /1
  4. Le sujet de « se rencontraient » l 34 est « les orateurs les plus […] Europe. » Les témoins de la démolition de la Bastille sont : « des femmes », « des jeunes gens », « des ouvriers » ; « les orateurs, les gens de lettres, les peintres, les acteurs et les actrices, les danseuse, les étrangers, le seigneurs et les ambassadeurs ». Cela montre que la nouvelle et l’ancienne France sont réunies là. Elle montre aussi que c’est un lieu de rendez-vous incontournable pour toutes les couches de la société et que toutes les célébrités de tous les domaines s’y retrouvent. /1
  5. Le narrateur met de la distance avec l’horreur de la situation. Il compare la démolition de la Bastille à un rendez-vous mondain où les célébrités en tout genre se montrent et sont vues. Le ton du narrateur est cynique. /1
  6. 
     III. Un récit orienté.
  7. L’auteur qualifie le personnes qui défendaient la forteresse de « invalides » et « timide ». 0,5 point.
  8. Les expressions qui qualifient les « vainqueurs de la Bastille » dans les lignes 19 à 20 sont : « ivrognes heureux », « conquérants du cabaret », « prostituées », « sans-culottes ». Le narrateur emploie des termes péjoratifs, il adopte un point de vue critique, interne. /1
  9. On dit que les clefs se « multiplièrent ». Cela est dit sur le ton du faux regret./1
  10. Le sens propre du mot autopsie est « l’analyse médicale du corps post-mortem ». La figure de style employée est la personnification, attribution d’une caractéristique humaine à un être inanimé. Cela montre qu’il y a énormément de morts lors de la prise de la Bastille. /1
  11. Aux lignes 28 et 29, il y a une comparaison. L’expression est dévalorisante car elle montre que les badauds, les gens, les spectateurs observaient ce moment historique et macabre comme une attraction de foire. /1.
  12. Les réflexions des lignes 24 à 26 datent de 1848-1850. Elles correspondent à l’époque de l’écriture. /0,5
 
Rédaction sujet 1 : /13
- Respect du thème : quelqu'un témoin direct d’un événement ou d’une période. /1
- écriture à la première personne /1
- Réalisme dans la présentation /1
- Présence de sentiments du narrateur (1 point par sentiment) /3
- Présence de réflexions du narrateur (idem) / 3
- Narrateur témoin ou narrateur acteur ou les deux : /1
- Phrase qui précise la reconstitution du témoignage. /1
- Orthographe / Grammaire : /2
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