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Le modèle de PtoléméeDepuis Pythagore, célébrant l'harmonie du cercle, et Aristote, associant le circulaire au divin, on ne pouvait imaginer le mouvement des astres autrement que circulaire, et uniforme...
Le perfectionnement des méthodes de mesures mit cependant
en évidence de multiples anomalies, qu'Hipparque tenta d'intégrer dans son modèle du monde.
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C'est ce modèle, perfectionné par Ptolémée, qui sera utilisé pendant des siècles...
Pour simplifier, nous présenterons un exemple permettant d'expliquer le mouvement de
"rétrogradation" des planètes : Mars, par exemple, se déplace sur un cercle (l'épicycle)
dont le centre décrit autour de la Terre un mouvement circulaire sur le déférent...
Il est curieux de constater que le mouvement de la planète sur l'épicycle a une période
d'un an exactement ! Mais Ptolémée ne semble pas en rechercher la raison.
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La " révolution " copernicienne n'améliore pas sensiblement la résolution du problème :
L'immobilité du Soleil au centre du système est commode, mais il est encore impossible
de faire coïncider les observations avec un modèle utilisant des mouvements circulaires et uniformes !
C'est encore au prix d'une combinaison complexe de mouvements que l'on "sauve les phénomènes". En définitive, on peut se rendre compte de l'équivalence cinématique absolue entre les modèles de Ptolémée et de Copernic en se limitant au cas simplifié évoqué précédemment : nous pouvons dire en langage contemporain qu'un simple " changement de référentiel " permet de passer d'un modèle à l'autre. |

La solution est élégante, et résoud l'énigme restée en suspens pour Ptolémée.
En définitive, aucun des trois ne résiste sans devenir infiniment compliqué à une confrontation avec la réalité : Les méthodes de mesure démontrent au contraire chaque jour un peu plus leur imperfection.