Un nuage de lait...

Le mois de Septembre est particulièrement riche en curiosités célestes. C'est d'abord l'une des époques les plus favorables pour découvrir la Voie Lactée : Cet immense arceau laiteux nous surplombe, courant depuis le Nord jusqu'à l'horizon Sud, culminant au zénith en ces belles soirées d'automne, traversant les belles constellations que nous connaissons bien ! Voici déjà sa lueur diffuse dans le W de Cassiopée ; elle enveloppe ensuite le corps puis le long cou du Cygne, baigne l'Aigle de sa douce clarté, avant de dessiner dans le Sagittaire de lumineuses brumes...

Si l'on en croit Eratosthène, Hercule, encore enfant, fut un jour placé sous le sein de Junon pendant qu'elle dormait. Se rendant compte à son réveil qu'elle allaitait l'enfant d'une des nombreuses amantes de son époux Jupiter, la déesse jalouse eut un geste brusque de répulsion : c'est ainsi que l'éclat du lait répandu se voit encore aujourd'hui parmi les astres...

Si nous tournons nos regards vers le Sud-Est, nous trouverons aussi l'image céleste de la première nourrice de Jupiter, la chèvre Amalthée, que certains auteurs croient reconnaître dans la constellation du Capricorne : C'est sous cette forme, disent-ils, que le dieu de l'Olympe plaça Amalthée dans la voûte céleste pour la remercier de ses soins diligents.

Pour d'autres, la constellation du Capricorne serait plutôt l'image du dieu Pan, associé au bouc, dont il porte quelques attributs... Protecteur des troupeaux, il avait la fâcheuse habitude de poursuivre les nymphes, qui lui vouaient évidemment une peur Panique...
Un jour pourtant, ce fut lui que poursuivit le géant Typhon : il dut son salut à sa métamorphose en poisson. Hélas, dans sa hâte, cette métamorphose ne fût que partielle. C'est ainsi qu'il conserva l'avant d'un bouc et la queue d'un poisson, donnant naissance au Capricorne !

Certains enfin représentent aussi cette constellation sous la forme d'un sourire.

A l'est, ce sera le Verseau que nous découvrirons au dessus de l'horizon : c'est encore l'une des "conquêtes" de l'infatigable Jupiter ! Le jeune Ganymède, encore tout jeune, et bien sûr très beau, fût enlevé à ses parents par un aigle géant. Il devint ainsi l'échanson des dieux et fut dès lors chargé de leur servir le nectar et l'hydromel dont ils s'abreuvaient. La constellation figure le beau jeune homme, tenant un vase incliné, d'où s'écoulent quelques filets de liquide...

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