Le Nombre d'OR

Il y a plus de 5 000 ans, le mathématicien grec, Pythagore, donna son fondement arithmétique et géométrique à la section d'or, base géométrique déjà utilisée par les Égyptiens. Son équilibre donne au vestibule des proportions idéales à la chambre funéraire de la pyramide de Khéops, l'une des sept merveilles du monde.

Le nombre d'or fut à l'origine de la philosophie pythagoricienne qui voyait dans les nombres les principes de toute chose. Héritière de cette tradition ancienne, l'organisation ouvrière du compagnonnage, où les savoirs se transmettent oralement de maître à compagnon a fait des règles du nombre d'or le principe du savoir-faire des bâtisseurs.

Notre Dame de PARIS et le TAJ MAHAL

Point de convergence entre les civilisations chrétienne, hébraïque et musulmane, les règles du nombre d'or ordonnèrent les proportions des plus grands monuments, des cathédrales européennes jusqu'au Taj Mahâl, l'immense monument funéraire élevé à Agra en Inde par un architecte persan assisté de nombreux compagnons de nationalités différentes.

L'ordonnance d'un édifice consiste dans la proportion qui doit être soigneusement observée par les architectes. Or la proportion dépend du rapport, que les Grecs appellent analogie ; et par rapport il faut entendre la subordination des mesures au module dans tout l'ensemble de l'ouvrage, ce par quoi toutes les proportions sont réglées; car jamais bâtiment ne pourra être bien ordonné, s'il n'a cette proportion et ce rapport et si toutes les parties ne sont, les unes par rapport aux autres, comme le sont celles du corps d'un homme bien formé.» La théorie arithmétique du corps proportionné fut une référence constante pour les adeptes de l'harmonie universelle.

Pour Vitruve, «La proportion est le rapport que toute l'oeuvre a avec ses parties, et celui qu'elles ont séparément, comparativement au tout, suivant la mesure d'une certaine partie. Car de même que, dans le corps humain, il y a un rapport entre le coude, le pied et la paume de la main, le doigt et les autres parties, ainsi dans les ouvrages qui ont atteint la perfection, un membre en particulier fait juger de la grandeur de toute l'oeuvre.

Homme par Léonard de VINCI

En effet nous retrouvons le nombre d'or dans la nature: des fleurs à cinq pétales ou à dix pétales formant cinq groupes de deux pétales ; des fleurs dont les pétales sont placées en hélice comme la marguerite, le magnolia et bien d'autres, des plantes dont les feuilles s'enroulent en hélice autour de leur tige comme la Centaurea Alpestris et l'Euphoria Lathyris, la plupart des coquillages comme le NAUTILE, la coquille de l'oursin, la toile de l'araignée, la structure de l'A.D.N., et ainsi de suite...

le rectangle d'or

pentagramme

la spirale harmonique

Le nombre d'or, ou les Divines Proportions selon Léonard de Vinci, est égal à = 1,618034. Cette valeur est aussi directement liée avec les nombres de la suite de Fibonacci. Les peintres de la Renaissance utilisaient aussi le nombre d'or en créant leurs oeuvres. Par exemple, Léonard de Vinci a inscrit " Léda et son cygne " dans deux rectangles d'or superposés.

LEDA et LE CYGNE par LEONARD DE VINCI

On signale aussi qu'en 1943 Le Corbusier a conçu son " Modulor " sur la base du nombre d'or.

le MODULOR du CORBUSIER

EXERCICES

à décliner sur le tracé du nombre d'or :

volutes et spirales décoratives...

Interaction arts appliqués et mathématiques en informatique : les FRACTALS

Pistes à explorer :
CREATIONS LIBRES autour de la spirale...