Le Lycée Amiral de Grasse propose un enseignement des arts plastiques et visuels à tous les élèves qui le désirent sous les formes suivantes :

Classe de Seconde :
  – enseignement d'exploration Arts visuels, 1 heure 30 hebdomadaire (coefficient 1).
  
Classe de Première :
  – option obligatoire, série littéraire, 5 heures hebdomadaires (coefficient 6).
  – option facultative, séries S, L, ES, STG, 1 heure hebdomadaire, (coefficient 2).

Classe de Terminale :
  – option obligatoire, série littéraire, 5 heures hebdomadaires (coefficient 6 au baccalauréat).
  – option facultative, séries S, L, ES, STG, 1 heure hebdomadaire (coefficient 2 au baccalauréat).

Des informations complémentaires, des logiciels libres de droits, des documents de travail, des travaux d’élèves,… sont disponibles sur le site Arts Plastiques de l'académie de Nice ac-nice.fr/arts/, ainsi qu’une documentation en histoire de l’art au C.D.I. Le magazine Beaux-Arts est consultable en salle d'Arts Plastiques et Visuels.


Mais où est passée mon ombre ?
"Ombre portée"
"Le portrait dans le monument commémoratif"
L'exposition Micheaux-Vernez
Intervention au colloque national Ecritech4
Projet « DRAW MY LIFE » : FAIRE RECONNAITRE LES METIERS DU PARFUM
COMME PATRIMOINE IMMATERIEL AUPRES DE L'UNESCO

 

Travaux de l'année 2014-2015


Les valeurs de la République dans la peinture d'histoire : intervention de Mme Bazin-Sadler le 8 mai 2015 au CIV de Sophia-Antipolis

 

L'ODEUR DU GESTE, Une expo dans l'expo : Travail réalisé autour de l'exposition "La Douche Froide" de Boris RAUX au Musée International de la Parfumerie de GRASSE

 

Programme de la classe de Terminale Arts Plastiques
Enseignement de Spécialité, série L

Ouvres et thèmes de référence - année scolaire 2015-2016 et session 2016 du baccalauréat

Les trois questions limitatives du programme 2014-2015 :

Gustave Courbet.
Né en 1819 à Ornans dans le Doubs, Gustave Courbet est un artiste français dont l'œuvre offre un exemple hors vingtième siècle approprié à la compréhension du programme de terminale L.
Formé dans la mouvance préromantique, Gustave Courbet est adepte du Louvre où il étudie les maîtres, notamment ceux de l'école espagnole du XVIIème siècle comme Vélasquez, Ribera et Zurbaran. C'est à cette source qu'il puise. Pourtant, peintre insoumis et frondeur, Courbet est au cœur de l'effervescence artistique et politique. Sous l'impulsion de Jules Champfleury, il jette les bases de son propre style : le réalisme, saisi sous l'angle des idées politiques de l'époque.
Si Gustave Courbet n'a pas changé la peinture elle-même, il a radicalement fait évoluer le sujet et surtout la manière de peindre. Rares sont les artistes qui ont davantage que Courbet construit leur carrière en ayant recours à la stratégie du scandale. Au XIXème siècle, la peinture de Courbet se trouve au cœur d'une entrée dans l'âge démocratique de l'art. Aujourd'hui, l'œuvre de cet artiste permet de réévaluer les enjeux liés à la question de la modernité en art.

Marcel Duchamp (1887-1968).
Peintre, plasticien et homme de lettres, Marcel Duchamp transgresse très vite les coutumes et conceptions académiques, bouleverse l'art du XXème siècle et ouvre la voie aux démarches artistiques les plus audacieuses. Par son invention du ready-made, il confirme sa théorie de l'art comme art mental et s'inscrit dans la lignée des artistes dont le goût pour les questions d'esthétiques aboutit, dès 1970, à l'art conceptuel. Il est ainsi l'initiateur de nombreux courants artistiques de la seconde moitié du XXème siècle. Son influence est déterminante et son œuvre, nécessaire à la compréhension de l'art dans notre société contemporaine.

Le monde est leur atelier : Ai Weiwei, Gabriel Orozco, Pascale Mhartine Tayou, trois artistes contemporains extraoccidentaux.
En s'appuyant sur des ouvres de ces trois artistes, l'objectif est de soutenir l'investigation de l'entrée de programme portant sur l'ouvre et le monde en focalisant sur « la tension entre la dimension locale et mondiale de l'ouvre, etc. » Il s'agit d'articuler cette approche précise à l'apport d'autres références dans la visée globale du programme qui interroge ce qu'est "faire ouvre"

Ai Weiwei, Gabriel Orozco et Pascale Mhartine Tayou sont trois artistes extraoccidentaux. Circulant dans le monde, ils tirent parti des cultures, des lieux, des matériaux, des contextes, des arts de faire et de leurs possibles paradoxes. Ils en manipulent et confrontent à dessein les dimensions universelles et les stéréotypes, les natures savantes et populaires, les enracinements et les bouleversements. Ce sont les espaces d'élaboration et d'expérimentation de leurs démarches. La diversité caractérise leurs créations : pluralité des codes culturels et des symboles saisis, variété des domaines artistiques associés, multiplicité des techniques et des technologies sollicitées. À l'instar de nombre de leurs contemporains, ils provoquent des mutations dans les processus artistiques, qu'ils enrichissent de l'interculturalité. Ils proposent des hybridations entre des formes d'expression artistique ou des métissages entre des cultures locales et globalisées. Ils utilisent des médiums variés (dessin, peinture, photographie, vidéo, sculpture...) dans différentes situations (expositions, installations, in situ, réalisations monumentales, architecture, utilisation de réseaux sociaux, etc.).

Une sélection d'ouvres emblématiques de ces trois artistes pourra être opérée par chaque enseignant, afin de les mettre en relation en tenant compte de leurs dimensions formelles, techniques, symboliques et sémantiques, à partir des repères indiqués ci-après, sans pour autant devoir s'y limiter :

- exploitation artistique d'un lieu et de ses matériaux (physiques ou culturels) et adaptation d'une démarche de création à l'observation d'un environnement, d'une société ou d'une culture?;

- dépassement dans la pratique artistique des catégories en art et des possibles stéréotypes culturels (attendus folkloriques locaux, partis pris identitaires, ambiguïtés projetées sur le primitivisme, etc.)?;

- Rencontre et combinaison, recherche de dialogues et de réciprocités, entre des pratiques artistiques ou des éléments culturels enracinés localement et des notions d'art s'exerçant dans de vastes régions du monde (Afrique, Amériques, Asie, Europe, etc.)?;

- interrogation de modèles ou de canons artistiques hérités de dominations d'États, de sociétés, de valeurs ou de références culturelles sur d'autres?;

- élargissement des conceptions de l'ouvre et de l'artiste pour témoigner du monde dans sa globalisation et pour y agir en exerçant la liberté de création ;

- (...)

« L'œuvre »

L'œuvre est perpétuellement remise en cause dans ses fondements traditionnels comme unique, achevée et autonome. D'autres modalités de création se développent, tributaires du développement des objets et des images (production, reproduction, diffusion, etc.), dont les enjeux peuvent aussi être posés à travers la question du photographique. Instruments critiques et esthétiques d'une lecture de la modernité, les problématiques photographiques offrent des clés de lecture pour aborder les questions de l'œuvre. « Faire œuvre » engage le processus créatif de manière globale et ne se limite donc pas à la production d'une œuvre d'art. Il s'agit ici d'appréhender les dynamiques qu'entretient la création avec les éléments concrets qui consacrent ses réalisations : rapports à l'actualité artistique et esthétique, rapports aux étapes de la reconnaissance, condition de sa réception sensible dans les espaces culturels les plus ouverts.
Depuis les avant-gardes historiques, l'œuvre est confrontée à la production en masse des photographies.

Œuvre, filiation et ruptures
Ce point du programme est à aborder sous l'angle d'une interrogation de la pratique et de ses résultats formels au regard des critères institués à différentes époques. Être moderne ou antimoderne, en rupture ou dans une tradition. Penser sa pratique à l'aune des valeurs relatives au présent et dans l'histoire. Faire état de stratégie, goût, sincérité. Suivre, opérer des déplacements, transgresser, etc.

Le chemin de l'œuvre
Ce point du programme est à aborder sous l'angle d'une analyse du processus global qui fait suite à l'intuition et à la réflexion : la formalisation de l'œuvre engage les modes de sa diffusion, de son exposition et des commentaires qu'elle suscite. Ce cheminement de l'œuvre mobilise des rapports aux techniques et induit des choix plastiques déterminants pour porter l'œuvre en en servant le projet esthétique intrinsèque.

L'espace du sensible
Ce point du programme est à aborder sous l'angle de la relation de l'œuvre au spectateur. Comment réfléchir la mise en situation de l'œuvre dans les espaces de monstration, prendre en compte les éléments techniques classiques, du socle à la cimaise, jusqu'aux conditions les plus ouvertes, de la projection à l'installation ou tous autres dispositifs. Les conditions de la perception sensible (regard, sensation, lecture, etc.) sont à anticiper dans l'élaboration formelle du projet plastique.

L'œuvre, le monde
Ce point du programme est à aborder sous l'angle du dialogue de l'œuvre avec la diversité des cultures. Le contexte mondialisé de l'appréhension de l'œuvre met en tension la singularité culturelle qui préside à la création et la dimension globalisée des sensibilités qui lui assurent son existence. Cette tension entre la dimension locale et mondiale de l'œuvre en posera les enjeux éthiques et politiques afin de développer l'ambition d'une pensée humaniste. À travers sa pratique plastique, l'élève de terminale doit se doter d'outils intellectuels qui lui permettent l'exercice de la pensée critique et du discernement.

En relation avec cette question, un programme limitatif de trois questions renouvelables porte sur la mise en relation de trois œuvres importantes, choisies de manière à favoriser une étude approfondie (technique, plastique, symbolique et poétique). Les deux premières œuvres sont inscrites dans la production du XXème siècle, la troisième appartient obligatoirement à une période antérieure.

 

Programme des classes de Terminale
Option facultative, toutes séries

 

Contenus

Le programme porte sur la question de la présentation.
Les œuvres proposées en référence sont prises tant dans le patrimoine que parmi les œuvres contemporaines, dans la variété des pratiques artistiques actuelles, en relation avec la question de la représentation.

Classe terminale

Tout en prolongeant le questionnement sur la représentation abordé en classe de première, et ce qui constitue l'œuvre, l'enseignement s'attache à la problématique de la présentation. Dans le cadre d'une pratique réflexive, les élèves sont conduits à découvrir et exploiter les dispositifs et les stratégies conçus par les artistes pour donner à voir et ressentir leurs œuvres et impliquer le spectateur.
L'enseignement prend appui notamment sur les pratiques du XXème siècle, la « présentation » y occupant une place importante au point d'être parfois l'objet principal de certaines démarches de création.
En relation avec cette problématique, un programme limitatif de trois questions renouvelables porte sur la mise en relation de trois œuvres importantes, choisies de manière à favoriser une étude approfondie de différents dispositifs de « présentation » (techniques, plastiques, symboliques et poétiques). Les deux premières œuvres sont inscrites dans la production du XXème siècle, la troisième appartient obligatoirement à une période antérieure.

La problématique de la présentation est à traiter en considérant à la fois les opérations techniques et intellectuelles d'élaboration des œuvres et les modalités de leur réalisation et de leur mise en situation ou de leur mise en scène. Elle permet d'ouvrir la réflexion et d'acquérir des connaissances sur :
- l'aspect matériel de la présentation : le support, la nature, les matériaux et le format des œuvres ;
- tradition, rupture et renouvellements de la présentation : la tradition du cadre et du socle, ses ruptures et renouvellements contemporains ;
- les espaces de présentation de l'œuvre : l'inscription des œuvres dans un espace architectural ou naturel (privé ou public, institutionnel ou non ; pratiques de l'in situ) ;
- le statut de l'œuvre et présentation : le statut de la production ou de l'œuvre, sa reconnaissance artistique et ses éventuelles mises en question (« ready-made » ou création élaborée, caractère pérenne ou éphémère, unité ou éclatement des supports, etc.).

Les trois œuvres au programme du baccalauréat option facultative 2015-2016 :

Paolo Caliari, dit Véronèse, fresques de la villa Barbaro à Maser (1560-1561)

Au-delà d'un dialogue entre la peinture et l'architecture, les fresques de la villa Barbaro témoignent de l'ambition de Véronèse d'instaurer une relation entre l'observateur et l'œuvre. Les séquences architecturales (vestibules, escaliers, galeries, passages en enfilade, espaces de réception et de vie, etc.) et le programme iconographique (thèmes mythologiques et religieux riches d'évocations narratives et bucoliques) organisent un vaste espace scénique. Le spectateur est stimulé pour être un observateur, mais il est aussi observé par les protagonistes des représentations. Insertion de l'image dans l'architecture, jeux sur les points de vue et les proportions, surgissements de personnages et ouvertures sur des espaces fictifs, déplacements, expérience temporelle des dispositifs narratifs, sont autant de modalités qui visent à englober le spectateur dans l'œuvre.

Bill Viola

En appui sur des ouvres de Bill Viola, le professeur soutiendra l'investigation de l'entrée de programme portant sur le statut de l'ouvre et présentation.

Mondialement reconnu, Bill Viola est aujourd'hui un des artistes majeurs de l'image électronique. Né en 1951, il a grandi à l'ère des premiers développements de l'art vidéo. Dès ses études et ses premiers travaux d'artiste, il privilégiait ce nouveau médium pour en explorer les multiples possibilités artistiques : captations de performances, mises en espace des images et des moniteurs vidéo, exploitation du potentiel plastique, sémantique, symbolique des projections sur de grandes surfaces, etc. Au moyen d'installations intimistes ou monumentales, ses créations interrogent le rapport au temps de l'ouvre et au réalisme des sensations, des émotions et des expériences. Sculptant le temps, bouleversant les perceptions, immergeant le spectateur, Bill Viola propose une relation différente aux images animées. Il en pousse notamment les conventions narratives pour rejoindre parfois l'idée de « tableaux animés». Il associe le visuel, le sonore et l'espace. Il tire parti des appareils et des technologies (caméras, optiques scientifiques, systèmes numériques, etc.), des formats et des qualités des écrans (miroirs, moniteurs multiples, rétroprojecteurs, etc.). Il joue de divers effets (ralentissements, grossissements, pétrifications, etc.). Nombre de ses créations ouvrent des dialogues entre la modernité du médium digital et un univers d'images s'inscrivant dans l'histoire de l'art.

Le professeur pourra sélectionner des ouvres parmi celles indiquées ci-après, à titre de repères, sans pour autant devoir s'y limiter :

- des bandes vidéo aux écrans plasma : The Reflecting Pool , 1977-79 ; Chott El-Djerid, 1979 ; Reverse Television - Portraits of Viewers, 1983-1984 ; Deserts, 1994 ; Walking on the Edge et The Encounter , 2012 ; The Dreamers, 2013 ;

- sculptures vidéo et installations : Heaven and Earth , 1992 ; The Sleepers, 1992 ; The Veiling, 1995 ; The Crossing , 1996 ; Going Forth By Day, 2002 ; The Tristan Project (Fire Woman et Tristan's Ascension), 2005 ;

- références aux grands maîtres : The Sleep of Reason , 1988 ; The Greeting, 1995 ; The Quintet of the Astonished, 2000

Claes Oldenburg et Coosje Van Bruggen, La bicyclette ensevelie, Parc de la Villette, Paris, 1990.

En prenant ainsi pour modèles des objets de la grande consommation, ces deux artistes inscrivent cette œuvre parmi celles qui caractérisent pleinement le Pop Art. Au-delà de la monumentalité de l'échelle de représentation proposée, cette sculpture a pour particularité de ne pas présenter la vision globale de l'objet, mais de fractionner celle-ci en un jeu de cache-cache qui contraint le spectateur à une reconstruction mentale de l'image. Cette œuvre permet donc d'enrichir la question de la représentation de la banalité dans un dispositif de présentation singulier.

 

 

Programme de la classe de Première Littéraire
Option de spécialité 2013 - 2014


3 heures de pratique + 2 heures de théorie. Coefficient 6

Le programme de première porte sur la question de la FIGURATION. La question du référent et les diverses façons et raisons de le figurer ou non est essentielle. Ainsi, dans le flux des images, distinguer le représentable de ce qui ne l'est pas, fantasmé ou non, est un axe de travail à privilégier.

Ce programme s'articule autour de quatre composantes à traiter séparément et en interrelation. Il consiste à examiner les composantes fondamentales de l'image pour aboutir à la globalité de l'œuvre, la question de l'image photographique pouvant servir d'instrument générique pour aborder les différents champs esthétiques : nature des référents, couple abstraction-figuration, construction des espaces, temps conjugués, etc.

Figuration et image
Ce point du programme est à aborder sous l'angle de la question de la distance de l'image à son référent : le trompe-l'œil, le réalisme, la fiction, le schématique, le symbolique, etc.

Figuration et abstraction
Ce point du programme est à aborder sous l'angle de la question de la présence ou de l'absence du référent : l'autonomie plastique, le rythme, la gestuelle, le géométrique, l'organique, le décoratif, le spirituel, le synthétique, etc.

Figuration et construction
Ce point du programme est à aborder sous l'angle de la question des espaces que détermine l'image et qui déterminent l'image. Toute image est perçue dans un espace d'énonciation : la page, le texte, le mur, la rue, etc. L'image contient elle-même des espaces : espace littéral, espace suggéré (le point de vue, le cadrage, les représentations spatiales), espace narratif, etc.

Figuration et temps conjugués
Ce point du programme est à aborder sous l'angle de la question de la relation de l'image au temps. Tout œuvre existe dans le présent de son exposition mais travaille des temporalités d'une grande diversité : temps réel, temps exprimé, temps symbolisé, temps suggéré, temps de réalisation, temps de lecture, temps figuré, temps du dévoilement, temps juxtaposé. Cette conjugaison des temporalités esthétiques et du présent de l'image, auquel s'ajoutent ses propres devenirs, permet de poser les questions de l'œuvre.

Pratique plastique
Les situations d'enseignement, les dispositifs pédagogiques et la pratique plastique qui découlent de ces questions, la figuration et l'œuvre, sont à l'initiative du professeur. Celui-ci conçoit, articule et met en œuvre des propositions pédagogiques ouvertes et résolutives, d'un degré de complexité croissant. Il veille aussi à exiger que l'élève produise des travaux d'une haute qualité plastique aux plans technique et sémantique.
Dans un enseignement qui a pour référence une part importante de la création contemporaine ainsi qu'un grand nombre d'œuvres léguées par l'histoire, il importe également de tenir compte des métissages et des recours diversifiés à des champs conceptuels variés.
Un projet d'enseignement des arts plastiques doit être attentif à prendre en compte les savoirs que l'élève acquiert en dehors de l'École. De plus, il ne peut s'isoler des apports cognitifs des autres disciplines. Ces apports extérieurs et la nature transversale des savoirs artistiques alimentent des projets pédagogiques qui les prennent en compte. Il s'agit aussi d'élaborer des outils communs de développement des compétences de l'élève.

 

Programme des classes de Premières Toutes Séries
Option Facultative


Contenus
Le programme est centré sur la question de la représentation, fondamentale au niveau de la classe de première.
Les œuvres proposées en référence sont prises tant dans le patrimoine que parmi les œuvres contemporaines, dans la variété des pratiques artistiques actuelles, en relation avec la question de la représentation.


Classe de Première
Le programme se construit autour de la question de la représentation. Toujours abordée en relation avec les productions des élèves, cette question permet d'interroger :
- les procédés de représentation (les outils, les moyens et techniques, les médiums et matériaux utilisés et leurs incidences) ;
- les processus (le cheminement de l'idée à la réalisation, les opérations de mise en œuvre, la prise en compte du temps et du hasard, la production finale) ;
- les codes (modèle, écart, ressemblance).

 

 

Secondes (programme 2015 - 2016)
Enseignements d'exploration « Arts Visuels »


Enjeux et objectifs : Les arts visuels englobent les arts plastiques (dessin, peinture, sculpture et nouveaux médias), le cinéma et la photographie, dans les diverses réalités (technique, économique, artistique). Ils sont abordés dans cette option de manière transversale, afin de mieux suivre les nombreuses aventures des images, de leur conceptualisation à leur fabrication, de leur diffusion à leur relecture.

En étudiant les questions posées par la réalisation des projets, et en les confrontant à des situations professionnelles présentes dans l'environnement du lycée, vous découvrirez les spécificités du domaine artistique exploré.
Vous enrichirez votre culture en étudiant des ouvres, vous vous essayerez à des expériences de pratique artistique et vous initierez à la diversité des compétences et des métiers qui animent au quotidien le domaine des arts visuels.
Vous pourrez ainsi identifier les parcours de formation qui, du lycée à l'enseignement supérieur, permettent d'y accéder.

Plusieurs compétences sont mobilisées :

  • les compétences relatives à la culture personnelle,
  • les compétences relatives à la pratique artistique,
  • les compétences relatives à la découverte des métiers de l'image,
  • les compétences transversales.


 

Mise en œuvre

Chaque projet s'appuie sur le croisement d'une ou plusieurs questions avec un ou plusieurs lieux de création artistique, par exempleun musée, une exposition, une rétrospective d'un peintre ou d'un cinéaste, un festival, une projection d'une ou plusieurs ouvres cinématographiques, un site multimédia, un studio de montage, l'atelier d'un photographe ou d'un plasticien, la rencontre avec un technicien.

Réalisation d'un élève

 

Concrètement le lycée Amiral de Grasse, ses alentours immédiats et les spécificités régionales possèdent les atouts nécessaires pour répondre à ces propositions :

 

Le édite dans « RAISINS VERTS » vos créations littéraires, graphiques et photographiques (recueil de nouvelles en Français ou en Anglais, de poésie, de dessins et photographies noir et blanc). Chaque année il est édité puis diffusé lors du festival du livre de Mouans-Sartoux. Ce sont les affiches des élèves des Secondes Arts visuels, apposées chaque année sur les murs de l'établissement qui annoncent l'événement. C'est aussi l'occasion de découvrir pendant les cours théoriques l'histoire de cet art de l'affiche en découvrant les inventions plastiques de ses nombreux créateurs.

 

Communication visuelle cette année, les élèves de seconde seront chargés de concevoir le nouveau LOGO du lycée.

Le lycée reçoit le festival cinématographique « LES TOUTES PREMIERES FOIS» créé par Bernard Tourre, ancien professeur d'histoire et de géographie du lycée. Cela permet de rencontrer des professionnels du cinéma, réalisateurs et techniciens (monteur, bruiteur,.), d'analyser l'image mobile, d'accéder au making of, d'écrire des critiques. Cette manifestation printanière de trois jours s'inscrit naturellement dans le programme de cette option. Les créations relevant du cinéma d'animation seront plus spécifiquement étudiées avec ce groupe : rencontre avec ses auteurs et des élèves d'écoles de cinéma d'animation françaises et belges, histoire du cinéma d'animation, réalisation d'un petit film d'animation sur une proposition d'un artiste du FRAC...

La région : Le F.R.A.C. P.A.C.A. en partenariat avec le lycée permet la rencontre directe avec un créateur. Iann SIMMS artiste d'Afrique du Sud, est intervenu auprès des élèves afin de réaliser un travail anthropologique sur l'archive il y trois ans. L'ouvre de Michel BLAZY a elle germé dans l'entrée du lycée, celle de COLIN-THIEBAUD s'est illustrée en rébus sur les murs de la salle...

 

La ville : de nombreux musées environnent le lycée, permettant l'analyse de la muséologie et de la muséographie. La rencontre avec son personnel permet de s'interroger sur les différents métiers qu'ils renferment. La visite des lieux, selon les possibilités des emplois du temps, éclaire sur la spécificité architecturale: le choix du lieu, de l'architecte, de l'esthétique du bâtiment, du travail sur la lumière et de la scénographie de l'accrochage. Le musée international de la parfumerie (MIP) donne l'occasion de réalisations plastiques autour de l'invention d'un parfum sous une forme réinventée, de sa présentation au cour du musée même ou en un lieu imaginé (avec Google Sketchup, ou maquette d'architecture) et de sa diffusion sous forme d'annonces par voies d'affiches, de tracts, de films publicitaires, de QRCodes ... Il y a trois ans, une exposition pirate se sera installée pendant un mois dans ses collections.

http://www.ac-nice.fr/arts/indexqr-amiral.htm

 

Il y a deux ans, ce sont les récoltes de témoignages des gens des métiers du parfum (nez, aromaticiens, cultivateurs, informaticien de formules, designers de flacons, .) intervenus directement dans la salle de classe qui auront donné lieu à une création visuelle et sonore sous la forme de draw my life réalisés avec les smartphones, sur le thème du Patrimoine immatériel, projet de l'Unesco dans la ville de Grasse.

http://www.ac-nice.fr/amiral-de-grasse/arts_2010_draw.htm

Voir le site arts plastiques de l'académie de Nice ac-nice.fr/arts/ la documentation spécifique Histoire de l'art au C.D.I. le magazine Beaux-Arts disponible chaque mois en salle d'Arts Plastiques et Visuels.

 


Enseignement en Secondes



L’enseignement dispensé en seconde construit des connaissances, des capacités et des attitudes dans trois champs de compétences particuliers :

Compétences techniques et artistiques : Concevoir, projeter, réaliser en deux dimensions et en volume. Choisir ses propres moyens d'expression en fonction d'un projet. Comprendre, dans la pratique, le rôle joué par les divers constituants plastiques et matériels (medium, geste, outils) et savoir les utiliser. Prendre en compte des éléments susceptibles de transformer sa démarche. Argumenter sa démarche à l’oral et à l’écrit.

Compétences culturelles : Analyser une œuvre à deux ou trois dimensions en faisant apparaître ses caractéristiques plastiques, sémantiques et artistiques. Utiliser un vocabulaire descriptif précis et approprié. Situer une œuvre dans son cadre historique et faire apparaître quelques caractéristiques du ou des systèmes figuratifs dont elle témoigne.

Compétences comportementales : Travailler dans une relative autonomie, conduire un travail personnel et assumer sa présentation au regard des autres. Témoigner d'un comportement attentif et ouvert aux démarches artistiques dans leur diversité. Participer à une analyse collective de façon ouverte et argumentative en demeurant attentif à la parole des autres.


Le dessin et la matérialité


Le dessin

En classe de seconde, le dessin doit être confirmé comme une pratique plastique fondamentale et à part entière, qui n’est pas réductible à un simple savoir-faire. La réflexion sur les pratiques du dessin doit permettre à l’élève d’appréhender quelques-uns des enjeux actuels de la création plastique.

- La forme et l’idée : qu’il s’agisse de l’esquisse, du croquis, de l’étude, de l’ébauche, de l’épure ou encore du schéma, le dessin est ici mis au service du projet, du dessein (disegno). Il s’agit donc d’expérimenter le processus qui va de l’idée à la réalisation et d’approcher les modalités par lesquelles la pensée prend forme.

- L’observation et la ressemblance : toute tentative d’ « imitation » ou de représentation du réel produit inévitablement un écart dont la valeur expressive dépend notamment des moyens techniques employés. Les situations d’apprentissage et les exemples abordés montreront que le dessin d’observation ne s’affranchit pas de la question du point de vue et que les codes de représentation renouvelés tout au long de l’histoire redéfinissent sans cesse l’idée et le pouvoir évocateur du dessin.

- Le dessin de l’espace et l’espace du dessin : dans toutes les civilisations, la relation qu’entretient l’homme avec le monde s’illustre par la manière dont il conçoit et représente l’espace. Qu’elle ait une origine cosmogonique, symbolique, poétique, ou qu’elle semble découler d’une approche rationnelle du réel et des phénomènes optiques, la représentation de l’espace repose nécessairement sur un système qui produit des équivalents plastiques. On observera que le dessin génère également son propre espace, son propre système, qu’il migre d’un support à l’autre, révèle ce support ou parvient à s’en dégager.

- L’artiste dessinant et les « machines à dessiner » : la pratique du dessin met en jeu des notions indissociables de tout processus de création dans le champ des arts plastiques. L’implication du corps du dessinateur est déterminée par l’intention mais aussi par l’outil, le support et l’espace. Á travers la pluralité des outils et des techniques associés au dessin, on abordera ici la question de l’écriture, de la gestualité, mais aussi de l’implication du corps ou de sa mise à distance dans la production. Le traitement de cette question conduira également à prendre en considération l’extension du domaine du dessin à des technologies et des supports qui amènent à s’interroger sur le statut de l’artiste, des savoir-faire et de l'œuvre.




La matérialité

Elle est à considérer dans le rapport qui s’établit entre la réalité, les qualités intrinsèques et matérielles de l'œuvre, et les propriétés physiques des matériaux. L’approche de la question de la matérialité est ouverte, comme pour celle du dessin. Elle prend appui sur des pratiques et des références précises et diversifiées, selon les points d’entrée suivants.

- De la matière première à la matérialité de l'œuvre : l’observation de la réalité concrète conduit les élèves à percevoir le rôle de la matérialité dans les effets sensibles que produit l'œuvre. Par l’expérience, il comprend que l'œuvre est une conséquence de la transformation de la matière et que les pratiques artistiques mettent en jeu des lieux, des outils, des gestes, des attitudes qui aboutissent à une forme qui fait sens. A travers le traitement de cette question, on s’attachera plus particulièrement à mettre en évidence la très grande diversité des matières (minérale, organique, sonore, naturelle, artificielle, « noble », « triviale », etc.), de leurs origines et des processus de transformation (modelage, collage, assemblage, stratification, empilement, etc.) qui mènent à l'œuvre.

- Les propriétés physiques de la matière et la technique : les propriétés physiques de la matière apparaissent comme une contrainte qui conditionne toute pratique artistique. Le choix des outils et des techniques répond à ces contraintes et permet de tirer parti des qualités physiques des matériaux, des médiums et des supports. Á travers les situations d’apprentissage, on observera également qu’une intention, un dessein (celui par exemple de saisir et traduire la profondeur d’un paysage par le traitement de la couleur) peuvent conduire à l’invention ou au perfectionnement d’une technique qui s’applique tant à la préparation du support qu’à l’exploitation d’un médium. La technique révèle les qualités de la matière (opacité, transparence, rigidité, porosité, malléabilité, etc.) par sa mise en œuvre au service d’une intention.

- L’expérience de la matérialité : cet axe de travail permet d’explorer et d’expérimenter la manière dont la matérialité de l'œuvre se déploie dans l’espace. Il rend également possible un questionnement sur la nature et les effets des interactions entre une production artistique et son environnement (physique, géographique, politique, social, humain, etc.). L’expérience de la matérialité d’une œuvre relève autant du sensible que de l’intelligible. Elle s’ancre également dans les représentations que chacun a du matériau et de ses significations (symboliques, poétiques, technologiques, politiques, etc.). L’expérience de la matérialité, c’est aussi, plus prosaïquement, le moment d’un face à face avec l'œuvre qui conduit à prendre en considération des notions d’échelle, de mesure, de volume, de temps d’apparition, de temps d’exposition, d’immersion, de mise à distance, etc.

 

Culture artistique et histoire des arts


La culture et la pratique sont constamment articulées. Il s'agit d’offrir des sources dans lesquelles puiser et de transmettre des connaissances qui vont nourrir l’imaginaire de l'élève. Il s’agit aussi de lui faire connaître des œuvres du passé, ressentir des affinités, emprunter et revisiter des données formelles, techniques, symboliques et sémantiques.
L’histoire des arts offre à cet égard des possibilités d’études transversales. Étudier les références historiques dans les œuvres ou les récits d’artistes est un exercice fécond. Au-delà de l’émotion et de l’inspiration suscitées par les œuvres, l’élève doit être capable de défendre un point de vue critique. Ainsi doivent s’aiguiser son sens de l’observation et son désir de connaître et de comprendre ce qui lui est étranger ou inhabituel. Il développera aussi son sens de l’expérimentation et de la découverte.
Les exemples seront significatifs et variés, dans un champ historique très large, empruntés à la peinture, à la sculpture, à l'architecture, à la photographie, mais aussi aux productions, notamment contemporaines, qui se sont affranchies de ces classifications. Grâce à une méthode d’analyse d'œuvre, l’élève apprend à décrire l'œuvre étudiée avec un vocabulaire approprié et spécifique, Il doit organiser sa réflexion autour d’axes d’études qui sont autant de notions plastiques fondamentales (sujet, couleur, composition, spatialité, etc.) et s’interroger sur le traitement de ces notions pour en faire apparaître le sens.

 

 

 

 

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Arts plastiques